C'est prouvé: faire régime rend dépressif

17/12/12 à 11:39 - Mise à jour à 11:39

Source: Weekend

Les aliments gras et riches en sucre entraînent des modifications chimiques dans le cerveau. Par conséquent, suivre un régime cause la même sensation que se désintoxiquer de la drogue. C'est ce que révèle Science Daily suite à une étude réalisée par la faculté de médecine de l'Université de Montréal.

C'est prouvé: faire régime rend dépressif

© thinkstock

Cette nouvelle ne fera sans doute pas l'effet d'une bombe, on s'en doutait, aucune femme qui passe son temps à fixer sa balance n'est bien dans sa peau. Mais il est maintenant prouvé autant psychologiquement que neurologiquement que se mettre au régime est loin d'être une sinécure.

Stress, angoisse et déprimes

Médecin à l'Université de Montréal, Stephanie Fulton a étudié comment l'alimentation et le manque de certains nutriments affectent notre cerveau. Pour cette étude, elle a utilisé des souris, dont le cerveau est comparable au nôtre.

"Nous avons découvert que la neurochimie des souris vivant d'aliments gras et sucrés diffère de celle des souris soumises à un régime sain", explique la chercheuse à Science Daily. "Les substances chimiques qui changent lors d'un régime sont souvent associées à la dépression. De plus le changement soudain des habitudes alimentaires peut causer des symptômes de sevrage allant d'une plus grande sensibilité au stress à une angoisse des grands espaces en passant par un sentiment de déprime générale", déclare Fulton.

Important pour l'accompagnement de personnes au régime

Remarquablement, les souris ne devaient même pas être obèses pour souffrir de ces symptômes. Les souris - ou les personnes - de poids relativement normal peuvent se sentir angoissées, dépressives ou stressées lors d'une suppression soudaine de sucres et de graisses.

"Cette étude est importante pour l'accompagnement de personnes souhaitant adopter une hygiène de vie plus saine", conclut Stephanie Fulton. "Même pour ceux qui ne souffrent pas de surpoids, un régime peut avoir des conséquences psychologiques (et neurologiques), informations dont les diététiciens et médecins sportifs pourront désormais tenir compte."


KS/Trad. CB

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