Jean-Jacques Annaud roule pour Dior

05/09/11 à 17:03 - Mise à jour à 17:03

Source: Weekend

De la splendeur du château de Versailles aux dunes tunisiennes, le cinéaste français a enchaîné les tournages. Avant la sortie de Black Gold, son dernier long-métrage, il vient de mettre en images la nouvelle campagne du parfum J'Adore.

Jean-Jacques Annaud roule pour Dior

Des pubs, cela faisait un bon bout de temps déjà que vous n'en aviez plus tourné. Qu'est-ce qui vous a donné envie de reprendre le collier ?
Comme souvent dans la vie, c'est d'abord une question de rencontres : ma femme et moi avons une amie qui travaille chez Dior. J'ai aussi gardé d'excellentes relations avec le patron de l'agence responsable du budget de J'Adore : nous avions débuté ensemble à l'époque héroïque des films publicitaires. Je n'avais jamais tourné à Versailles, non plus. C'était un défi extraordinaire !

J'imagine qu'on ne fait pas ce que l'on veut dans la Galerie des Glaces...
En effet, je peux vous confirmer que tourner à Versailles, c'est compliqué ! La Galerie des Glaces est un lieu unique au monde, impossible à reproduire en studio. Je voulais donner l'illusion que tout se passait la nuit, donc nous avons dû trouver le moyen d'occulter toutes les fenêtres. Pour ce faire, il a fallu fabriquer des petits panneaux sur-mesure pour chacune des vitres. Et trouver le moyen d'installer et de démonter le tout en un temps record ! Car nous n'avions accès aux lieux que pendant 24 heures. Le reste du film a été tourné pendant 5 jours au château de Compiègne.

Travailler avec Charlize Theron, c'était également une première pour vous. Une envie aussi ?
Je ne connaissais pas personnellement Charlize, même si nous avions eu ensemble un projet de tournage en Afrique du Sud qui n'avait pas abouti. Je vais utiliser à son propos un qualificatif durassien : elle est émervaillante ! Elle est immense, fichue comme une reine, avec un visage d'une grâce incroyable, des yeux transparents qui vibrent d'émotion. Un rêve de sculpteur. Mais surtout, c'est une fille d'une rare intelligence. Et gonflée avec cela, d'oser se maltraiter physiquement comme elle le fait pour certains rôles avec la plastique miraculeuse qui est la sienne. Une bête rare dans le cinéma.

Par Isabelle Willot


Filmo express La victoire en chantant (1976), Oscar du meilleur film étranger. Sur fond de Première Guerre Mondiale, un portrait au picrate du colonialisme français.

Coup de tête (1978), avec Patrick Dewaere. Un joueur de foot de seconde zone se retrouve à tord accusé de viol.

La guerre du feu (1981), César du meilleur film et du meilleur réalisateur. Ce récit d'aventures préhistoriques sans aucun dialogue lancera véritablement la carrière du cinéaste.

Le nom de la rose (1986), avec Sean Connery et Michael Lonsdale, César du meilleur film étranger. L'adaptation réussie du thriller mystique d'Umberto Eco.

L'ours (1988), César du meilleur réalisateur (1988). Les aventures émouvantes de Youk, l'ourson orphelin poursuivi par deus chasseurs responsables de la mort de sa mère.

L'Amant (1991), avec la voix de Jeanne Moreau. L'adaptation controversée du roman éponyme de Marguerite Duras, racontant la rencontre à 15 ans de la romancière avec le riche Chinois de Saïgon qui allait devenir son premier amant.

Sept ans au Tibet (1997), avec Brad Pitt. La rencontre à Lhassa en 1944 d'Heinrich Harrer, un alpiniste nazi parti à la conquête de l'Everest et de l'adolescent qui allait devenir le dalaï-lama.

Stalingrad (2000), avec Jude Law, Joseph Fiennes et Ed Harris. Le combat de deux snipers - l'un russe, l'autre allemand - aux portes de Stalingrad, dernier rempart avant qu'Hitler ne s'empare de qui reste de l'Europe.

Deux frères (2004). Annaud renoue avec les animaux en mettant en scène deux frères tigres, nés dans les ruines d'un temple indonésien. Un chasseur reconverti en pilleur de trésor les sépare. Ils se retrouvent à l'âge adulte, forcés de combattre l'un contre l'autre.

Black Gold (2011). Une fresque épique mettant en scène Tahar Rahim dans le rôle d'un jeune prince arabe déchiré entre deux visions du monde et deux lectures du Coran.



Lisez l'intégralité de cet interview dans Le Vif Weekend de ce 9 septembre

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