Cesser d'être gentil pour être vrai, est-ce que ça marche?

18/07/14 à 11:45 - Mise à jour à 11:45

Source: Weekend

Et si l'authenticité était plus efficace dans les rapports sociaux que la simple recherche de reconnaissance, d'intégration ou de confort apparent? On a testé. Verdict.

Cesser d'être gentil pour être vrai, est-ce que ça marche?

© Thinkstock

Cessez d'être gentil, soyez vrai ! - Edition illustrée, par Thomas d'Ansembourg et Alexis Nouailhat, Les Editions de l'Homme, 150 pages.

Le pitch

Parce qu'on apprend tellement mieux en s'amusant, le psychothérapeute Thomas d'Ansembourg réédite son best-seller Cessez d'être gentil, soyez vrai ! dans une version condensée et surtout illustrée par Alexis Nouailhat. Avec humour, l'auteur et le dessinateur revisitent ce grand classique qui nous invite à " ne pas dissimuler ce qui se passe en nous afin d'acheter la reconnaissance, l'intégration ou un confort apparent " mais plutôt à " nous exprimer tels que nous sommes ". La raison ? La non-écoute de soi et la gentillesse de façade (à ne pas confondre avec la vraie bonté, qui n'est pas l'objet de ce livre) mèneraient tôt ou tard au non-respect de l'autre. Tous ceux qui ont un jour dit " tout va bien " en pensant " rien ne va plus ", ou encore " nous reviendrons avec plaisir " avec en filigrane un " plus jamais chez eux ! ", se doivent de (re)lire cet ouvrage parce que parfois " on a simplement besoin d'un petit encouragement à devenir tranquillement soi-même ".

On retient

La clé de ce livre, c'est la communication non-violente (CNV)... Tous ceux qui s'intéressent un tant soit peu à la psycho en ont déjà entendu parler mais il est bon de se remettre en tête les étapes de ce processus, car cette appellation " nous rappelle que la violence peut s'immiscer dans nos attitudes et nos expressions familières, sans que nous en ayons conscience. " Plutôt que d'envoyer promener son partenaire en rentrant du boulot, on passera donc par quatre phases. D'abord, exprimer la situation telle qu'on la vit (" j'ai passé la journée à traiter des dossiers difficiles "), puis le sentiment que l'on ressent (" je suis épuisé et là, dans l'instant, j'en ai même un peu ras-le-bol des relations humaines...). Il faut ensuite enchaîner avec le besoin que l'on éprouve (" laisse-moi prendre une douche, écouter un peu de musique et ensuite je serai heureux de discuter avec toi... ") et enfin la demande que l'on veut formuler (" est-ce que cela te va si on parle dans une heure ? "). Pas sûr que ce soit si facile que ça, mais c'est au moins à expérimenter.

En pratique

On revoit son vocabulaire en préférant le " en même temps " au " mais " car pour l'auteur dire " je suis d'accord avec toi mais... " revient à dire " je ne suis pas d'accord avec toi ". Alors que " Je suis d'accord avec toi et en même temps... " permet de ne pas mettre les choses en opposition et rend donc le dialogue plus fluide... De même, on parsème ses refus de " pour cette fois-ci " ou " pour le moment ", histoire de laisser entendre à son interlocuteur qu'il y aura d'autres occasions de vous inviter, de discuter, de tomber d'accord. Deux petits trucs simples pour se lancer dans la CNV !

En savoir plus sur:

Nos partenaires