5 bonnes raisons de tenir le Bocuse d'Or à l'½il

02/03/12 à 14:52 - Mise à jour à 14:52

Source: Weekend

Ces 20 et 21 mars, le Bocuse d'Or débarque à Bruxelles. Fermée au grand public, la plus importante compétition européenne de cuisine mérite toutefois qu'on s'y intéresse - ne serait-ce qu'en la suivant sur le site www.bocusedor.com. De beaux lendemains gourmands s'y mitonnent.

5 bonnes raisons de tenir le Bocuse d'Or à l'½il

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1. Savoir si les Scandinaves tiennent toujours le haut du pavé (de viande). Jusqu'enjanvier 2010, on pensait la gastronomie désormais acquise à l'Espagne au vu de la pluie d'étoiles qui s'était abattue aux quatre coins du pays. Coup de théâtre, alors que l'on attendait un souffle chaud, c'est un vent de créativité septentrional qui a balayé la précédente édition des Bocuse d'or. Pour la première fois, les pays scandinaves ont raflé les trois premières places de la plus grande compétition culinaire au monde. Le suspense est entier, vont-ils parvenir à maintenir leur niveau d'excellence ? Le volet bruxellois du concours apportera un début de réponse...

2. Voir s'élaborer la cuisine de demain. Après le raz-de-marée scandinave de 2010, toute la donne gastronomique mondiale a été bouleversée. Du 50 Best - le classement des 50 meilleurs restaurants au monde - jusqu'au food blog le plus obscur, tout s'est mis vibrer à l'unisson des cuisines nordiques et de leur fascination pour la nature. Ce n'est pas un hasard : les chefs de la planète entière ont les yeux rivés sur ce qui se prépare dans les marmites de ce concours que certains qualifient de " laboratoire du futur immédiat ". Jusqu'à influencer la carte du resto près de chez vous.

3. Se réjouir du rôle de la Belgique dans une compétition d'envergure. Sur les 20 pays sélectionnés, seulement 12 pousseront les portes de la finale mondiale du Bocuse d'Or dont la troisième édition se tiendra les 29 et 30 janvier 2013 à Lyon, dans le cadre du Sirha. Pour séparer le bon grain de l'ivraie : un jury de professionnels dont la présidence incombera à... Peter Goossens, le triple étoilé de Kruishoutem. Cocorico !

4. Miser sur David plutôt que Goliath. Les précédentes éditions ont montré que ce n'était pas forcément celui à qu'on pensait qui remportait le concours. La France par exemple, pays gastronomique s'il en est, s'est pris une claque en 2010. Il ne faudrait surtout pas confondre patrimoine culinaire national et technique des chefs. Gare aux outsiders donc parmi lesquels le Luxembourg, l'Estonie, la Hongrie, la République tchèque ou la Bulgarie.

5. Être à fond derrière la Belgique. Avec ses 6 podiums (3 médailles d'argent et 3 médailles de bronze), la Belgique occupe la troisième place dans le palmarès des Bocuse d'Or, après la France et la Norvège. En revanche, depuis la médaille de bronze de Freddy Debecker en 1999, plus aucun Belge n'a réussi à se hisser sur le podium. Raison de plus pour soutenir Robrecht Wissels, 35 ans, qui défendra les couleurs de notre royaume, après avoir fait ses armes chez El Bulli et au Comme chez Soi. À noter, c'est la première fois qu'un chef sélectionné n'est pas lié à un restaurant : Wissels travaille pour Belgocatering, un traiteur alostois.

Michel Verlinden

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