Arrêtez de laver votre poulet: c'est dangereux

17/06/14 à 12:09 - Mise à jour à 12:09

Source: Weekend

Laver un poulet avant de le cuire est nocif. L'Agence britannique de sécurité alimentaire (FSA) vient ainsi de lancer un appel à la population pour qu'elle arrête de laver à grande eau la volaille crue avant de la cuire, afin d'éviter la dissémination de bactéries.

Arrêtez de laver votre poulet: c'est dangereux

© Thinkstock

Le campylobacter est une bactérie responsable d'infections intestinales en général bénignes, mais qui peuvent être fatales chez les très jeunes enfants, les personnes âgées et les individus immunodéprimés, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Environ 280.000 Britanniques sont affectés tous les ans par elle, qui est la cause la plus courante de la gastro-entérite. Quatre fois sur cinq, c'est la volaille qui est à l'origine du mal. Ainsi, laver son poulet est dès lors une pratique dangereuse, prévient la FSA, puisque cela "peut, par projection d'eau, disséminer la bactérie sur les mains, les vêtements, le plan de travail ou les ustensiles de cuisine".

La FSA s'alarme d'autant plus des nouveaux chiffres qui montrent que 44% des Britanniques lavent systématiquement le poulet à l'eau avant de le cuire. 36% des personnes le font pour "nettoyer" la volaille, un tiers pour "enlever les germes" et les autres tout simplement "parce qu'ils l'ont toujours fait". Une pratique complètement contreproductive.

Dans la vidéo ci-dessous appelée "la vérité sur campylobacter", la FSA déclare la guerre à cette bactérie: "Nous lançons cette campagne parce que notre étude a montré que, même si les gens ont tendance à suivre les recommandations lorsqu'ils cuisinent la volaille en se lavant les mains et en s'assurant d'une bonne cuisson, ils sont nombreux encore à laver du poulet cru à l'eau" , explique la directrice de la FSA, Catherine Brow. " C'est un problème sérieux, ajoute-t-elle. La bactérie peut entraîner non seulement des maladies graves voire la mort, mais elle coûte des centaines de millions de livres tous les ans en congé-maladies et en dépenses de santé" .

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