Au Canada, succès pour un calendrier de l'avent au cannabis

28/11/17 à 09:02 - Mise à jour à 09:02

Source: Afp

A l'approche des fêtes de fin d'année, les commandes abondent pour un calendrier de l'avent où les traditionnels chocolats sont remplacés par des biscuits au cannabis, dont la légalisation est prévue l'an prochain au Canada.

Au Canada, succès pour un calendrier de l'avent au cannabis

© Getty Images/iStockphoto

"Nous nous attendions à peut-être 20 ou 30 commandes, car nous sommes une petite entreprise familiale et nous ne nous attendions pas à cela", a expliqué lundi Lorilee Fedler, propriétaire de Coast to Coast Medicinals, qui a déjà vendu 700 calendriers pour le 1er décembre.

Le petit commerce a été débordé à la suite d'une forte demande pour ce produit à l'approche des fêtes de fin d'année, a-t-elle confié à l'AFP en assurant avoir "demandé l'aide à plusieurs amis" pour préparer et honorer près de 2.000 commandes en souffrance.

Plusieurs versions du calendrier, vendu entre 200 et 230 dollars canadiens (de 130 à 150 euros), sont disponibles sur le site de l'entreprise: les 24 niches du calendrier sont garnies soit de 26 grammes de différentes sortes de cannabis à fumer, ou de gâteaux et sucreries au cannabis, ou au choix un mélange des deux.

"Nous pensions que c'était une manière amusante et différente de célébrer, entre adultes" les fêtes de fin d'année, explique Lorilee Fedler en précisant avoir affiché les habituels avertissements de santé à l'arrière du calendrier pour éviter que les enfants ne le confondent avec leur calendrier traditionnel.

Certes "c'est illégal", reconnaît-elle, pas trop inquiète d'une visite impromptue de la police à son officine habituellement spécialisée dans la vente de cannabis médical.

La vente de cannabis à des fins thérapeutiques est autorisée au Canada, et le gouvernement fédéral a prévu de légaliser le cannabis le 1er juillet 2018.

Surfant sur son succès, Lorilee Fedler imagine déjà des produits dérivés au cannabis pour la Saint-Valentin et Pâques, sans toutefois vouloir trop en révéler "pour ne pas se faire voler l'idée".

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