"Il existe beaucoup trop de types de bières"

05/04/16 à 21:41 - Mise à jour à 09/05/16 à 16:45

Source: Belga

Des chercheurs américains distinguent 140 à 150 types de bières dans le monde, mais nous devons ramener la classification à une vingtaine de types parce que le consommateur perd le nord, signale le professeur gantois Guido Aerts (KU Leuven) lors d'un congrès de quatre jours sur la bière à Gand (Flandre Orientale).

"Il existe beaucoup trop de types de bières"

Les bières belges récompensées aux World Beer Awards 2015 © DR

La diversité des bières et des types de bières est le fil rouge de cette douzième édition du congrès "Trends in Brewing". Le professeur américain Paul Hughes (Oregon State University), a mis le doigt mardi matin sur le problème: avoir 140 types de bières mène à la confusion. "Tout le monde a son style mais le consommateur perd le nord", souligne le professeur Guido Aerts, à la tête du département Technologie de la faculté des sciences ingénieures industrielles. "Les brasseurs profitent du manque de clarté pour se positionner. Il y a beaucoup de consommateurs qui sont passionnés, mais combien trouvent encore leur chemin ?"

Selon le professeur Aerts, il serait plus efficace de travailler avec une vingtaine de types de bière et des sous-catégories. Ces dernières seront utiles car le renouveau des bières spéciales est un fait. "La jeune génération de brasseurs dynamise le métier". "L'Amérique brasse de plus en plus de bières spéciales. Les brasseurs belges doivent rester attentifs", a ajouté le professeur. Surveiller la qualité, se renouveler, brasser aux Etats-Unis ou accorder une attention supplémentaire au transport sont quelques défis qui se posent pour l'exportation des brasseurs belges.

Pour finir, quelques nouvelles tendances sont observées comme des expériences sur de nouvelles variétés de "hop", des fermentations avec des fûts en bois (comme pour le vin ou le whisky) ou l'ajout de copeaux de bois pendant la fermentation. Il y a également une évolution au niveau des verres, notamment une tendance à de plus petits verres. "Déguster une bière, et non la boire, est le futur", a déclaré le professeur Aerts.

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