Et si vous arrêtiez de vous juger

30/07/14 à 16:02 - Mise à jour à 16:02

Source: Weekend

Arrêter de se juger pour vivre mieux, ça peut paraître simple, c'est en fait un véritable challenge. Mais à force d'efforts, il pourrait bien que ça porte ses fruits. Explications.

Et si vous arrêtiez de vous juger

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J'arrête de... (me) juger ! - 21 jours pour changer, par Olivier Clerc, Eyrolles.

Le pitch

"J'arrête de me juger, ça sonne un peu comme "J'arrête de respirer", tellement nous vivons dans une culture où l'on (se) juge comme on respire", note d'entrée de jeu Olivier Clerc, l'auteur de ce livre qui désire nous convaincre de devenir plus indulgent avec nous-même (et les autres) en 21 jours chrono, soit le temps nécessaire selon les experts pour qu'un changement qu'on a mis en oeuvre "commence à prendre solidement racine". La règle du jeu est simple : durant trois semaines, du lundi au samedi, on listera tous les jugements qui nous aurons échappé malgré les divers trucs et astuces énumérés dans cet ouvrage. Et le dimanche, on brûlera cette black list... pour chasser à tout jamais l'inquisiteur qui hante nos pensées.

On retient

Incroyable mais vrai, les jugements que porte notre entourage sur notre petite personne peuvent être des bénédictions ! "Chaque fois que quelqu'un vous fait une remarque qui vous blesse, prenez-en note, suggère le spécialiste. Ayez même l'audace de le remercier intérieurement..." Et pour cause, si cette remarque désobligeante nous touche, c'est qu'elle trouve un écho en nous. C'est donc une manière de mettre le doigt sur l'une des choses que l'on se reproche sans vouloir se l'avouer... "Prenez le temps d'accueillir la contrariété, la vexation (...), conseille Olivier Clerc. Plus tard, vous pourrez vous remémorez l'incident et allez dénicher les jugements contre vous-mêmes qu'il vous a révélés." Et d'appuyer sa théorie d'un exemple concret. Notre mère nous appelle et nous assène un fatal "Tu ne viens jamais me voir". On évitera de contre-attaquer, on constatera juste que sa "pique" vient titiller notre crainte d'être un(e) mauvais(e) fille/garçon... "Attaquez-vous alors à ce jugement contre vous-même, pour vous en libérer, insiste le coach. Ainsi, viendra un jour où la même remarque de votre mère ne provoquera plus rien de négatif en vous : vous pourrez l'accueillir avec indulgence, empathie, compréhension ou fermeté, selon ce qui conviendra sur le moment."

En pratique

On a retenu une technique facile à mettre en oeuvre, parmi toutes celles proposées dans ce guide. Elle consiste à distinguer l' "acte" de la "personne". Un automobiliste vous injure ? "Désapprouvez sa grossièreté si vous voulez, mais ne vous y arrêtez pas, passez à travers jusqu'à discerner l'être complet (peut-être stressé), qui se trouve derrière." On a donc testé cette méthode qui consiste à relativiser les travers des autres... Et, après quelques jours d'entraînement, c'est devenu un réflexe, au point tel que désormais, on est aussi capable de l'appliquer à nous-même ! "J'ai oublié de mettre une bouteille d'eau dans le cartable de Lisa ? Non, je ne suis pas une mère indigne, j'étais juste distraite ce matin. Et si j'ai terminé mon article avec du retard, ce n'est pas parce que je suis désorganisée, juste débordée vu les imprévus du jour..." Fini la culpabilité à outrance !

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