Hank Marvin - The Shadows: Thé dansant (vers 16 heures)

17/09/10 à 16:13 - Mise à jour à 16:13

Source: Weekend

Tous les quinze jours, Jérôme Mardaga nous parle d'un des musiciens qui a marqué sa carrière.

Ne vous moquez pas de Hank. Hank, c'est la classe. Vous pourrez lui reprocher tout ce que vous voudrez : son dentier, le style de ses vestes en général, son sourire carrément niais (soyons impartiaux), le fait qu'il ne soit pas décédé tragiquement dans un accident d'avion au faîte de sa gloire... Vous pourrez lui reprocher son jeu de jambes, moins au point que celui de ses partenaires au sein des Shadows (ils dansaient en jouant). La liste est longue comme un mur autour du monde. Le point le plus sombre est sans hésiter la musique des quatre Britanniques plusieurs fois disques de platine. Franchement, ce " rock sage et guindé", façon thé dansant, parfois digne des plus beaux airs de Sheila, a de quoi énerver les esprits les plus pondérés. Et pour couronner cette avalanche de catastrophes, les chansons des Shadows sont instrumentales. Ombres muettes. Sûr qu'aucun chanteur(euse) n'a voulu torpiller son avenir en se compromettant avec une bande d'allumés pareils. Tout ceci est peu engageant. Seulement voilà, j'admire son coup de raquette rouge à paillettes avec tamis d'acier. Irrésistible. Merveilleux. Je n'hésite jamais à prendre sa défense et j'affirme que seuls les ringards trouvent Hank ringard. Car, à l'aide de quelques notes, pas beaucoup, et d'un peu d'écho, Hank nous délivre un galop scintillant, une ruée vers l'or avec de l'or partout, des paysages plus vastes que ceux de la caméra de Sergio Leone. Et cela n'est pas à la portée du premier ringard venu. Laisse-les t'oublier Hank, car ils sont sourds.

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