Icônes électriques: Georges Harrison, Le petit qui râlait tout le temps

22/08/11 à 16:57 - Mise à jour à 16:57

Source: Weekend

Tous les quinze jours, Jérôme Mardaga nous parle d'un des musiciens qui a marqué sa carrière.

Se farcir l'ombre écrasante du tandem Lennon/Mc Cartney n'a pas dû être jojo tous les jours pour le benjamin des "Scarabées". Ce qui explique peut-être sa moue des mauvais jours, tous les jours même les bons, son humour en lame de rasoir et sa discrétion mystique après la dissolution du groupe le plus célèbre de tous les temps. Ses ennuis commencèrent déjà avant la Caverne de Liverpool, le succès planétaire et les studios Abbey Road de la "swinging" London. Dès Hambourg et ses nuits agitées dans Reeperbahn où les Liverpudliens se sont faits les doigts, les poings et les coupes de cheveux, le petit Georges encore mineur d'âge a dû faire face aux filles faciles trop âgées pour lui ainsi qu'au service d'immigration allemand. Démuni de permis de travail en règle, le jeune Harrison devra même plier bagages plus tôt que ses petits copains et rentrer seul en bateau à Liverpool. Le pauvre commençait déjà, et bien malgré lui, son imbattable collection de frustrations. Car une chose est certaine : Georges en aura bavé aux côtés de Paul et John. Ses chansons tarderont à être acceptées par le duo créateur omnipotent, à tort car ce brillant guitariste savait comment délivrer de véritables perles (Something, Taxman, While my guitar gently weeps...). Un beau matin, le petit Georges n'hésitera pas à emmener son sitar aux studios et d'accoucher du merveilleux accompagnement de Norwegian Wood. Et n'oublions jamais ses soli, entre déséquilibre et grâce inouïe, classe et sobriété. Enfin en cette ère de conformisme musical, n'oublions pas l'énigme Georges Harrison.

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