La chronique de Jérome Mardaga: Buddy Holly l'éternel

12/04/12 à 10:06 - Mise à jour à 10:06

Source: Weekend

31 décembre 2011 à la Cantina Santa Giustina à Salò, près du lac de Garde. Je m'y rends souvent pour écrire, rire et réfléchir. Je ne parle pas l'italien. La cuisine est royale et les vins très fins. Les soirs de fête, je passe des disques.

La chronique de Jérome Mardaga: Buddy Holly l'éternel

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L'endroit est bondé. Tout le monde a mis son costard. J'ai sorti quelques bons airs. Apéritif. Volume sur 3. Chris Isaac nous chante son soleil argenté de Californie, de bon ton et tranquille. Antipasti. Je me décide pour le volume 1 du triple best of de Buddy Holly.

Peggy Sue débarque, volume sur 5. D'un coup les têtes dodelinent, les paroles sont reprises en choeurs, les pieds tapent la mesure. Magie. Primi piatti. Les chansons s'enchaînent ainsi que les bouteilles. Secondi piatti. Un client vient me demander de monter le son. Grands sourires. Regards entendus. Volume sur 7.

Pour peu, quelques grappas barricata peut-être, les tables seraient mises de côté pour danser. Clair que ce n'est pas du Julien Clerc. Et voici Not Fade Away, Mesdemoiselles et Messieurs, avec une pointe de volume jusqu'à 9 s'il vous plaît !

Les trois disques y passent. Nous en sommes au dolce et nous reprenons au début. Potentiomètre de volume désormais calé sur 10. That'll be the day (when I die). Le 3 février 1959, Buddy Holly et Ritchie La Bamba Valens grimpent dans un avion censé les emmener à Fargo dans le Dakota du nord. Quelques minutes plus tard, un grand trou dans le sol. Premier janvier 2012, une petite cantina italienne entre lac et montagnes, tout le monde chante et joue de la guitare imaginaire. Au son merveilleux et plein de promesses de Buddy Holly et ses Crickets. Auguri !

J.M.

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