LE CHANT DES RUINES

21/04/17 à 10:40 - Mise à jour à 10:38

De plus en plus de projets contemporains tirent parti des vieilles pierres pour transcender des lieux chargés d'histoire, sans vraiment toucher à l'existant. Une manière subtile de faire cohabiter passé et présent.

"D'immenses silos, une haute cheminée, quatre kilomètres de souterrains et des salles de machine étaient devant moi. Pendant ma première visite dans cette cimenterie, j'ai tout à coup pensé que l'horrible pouvait être transformé en beau. En changeant la façon de regarder l'objet, comme à travers un kaléidoscope, j'ai commencé à imaginer les différents systèmes esthétiques inclus dans cet ouvrage. " Ces mots sont ceux de Ricardo Bofill. Lorsque l'architecte espagnol découvre, au début des années 70, cette fabrique abandonnée, témoin de la première phase d'industrialisation de Barcelone, il entrevoit d'emblée le potentiel de l'endroit. Ce mix de brutalisme, dû aux matières utilisées et à l'aspect sculptural des volumes, et de surréalisme, tant le site semble complexe et insensé, le touche. " Des espaces inutiles, puissants, aux proportions bizarres mais magiques par leur tension et leur disproportion ", résume-t-il. Motivé par le défi à relever, il décide de garder l'usine, " de transformer la laideur en oeuvre d'art ", et d'y installer son atelier, Taller di Arquitectura. Le chantier durera plusieurs décennies et aujourd'hui encore, l'homme considère ce travail comme inachevé...
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