Nendo la rétro

31/05/17 à 16:53 - Mise à jour à 16:51
Du Le Vif Weekend du 02/06/17

Rencontre avec Oki Sato, fondateur du studio Nendo, à l'occasion de l'expo Invisible Outlines au CID. Le designer que le monde entier s'arrache a eu le bon goût de flasher sur le site de Grand-Hornu, au point d'y monter une rétrospective exceptionnelle.

En quinze ans d'existence, le studio Nendo aura réalisé la prouesse de se hisser au firmament du design mondial - et l'exploit de s'y maintenir. Né à Toronto en 1977, mais élevé à Tokyo, son fondateur, Oki Sato, étudie l'architecture avant de se découvrir une passion pour le design, et d'ouvrir son bureau en 2002. Rapidement, son nom et celui du studio, qui signifie en japonais " pâte à modeler ", finiront par se confondre, d'autant que ses créations se font bientôt connaître hors de l'archipel. Fasciné par la création européenne, il installe une antenne à Milan et entame son ascension vers les sommets en un temps record. Cappellini, Moroso, GlasItalia, Kartell, les grands éditeurs se disputent ses services, et publications et distinctions s'enchaînent alors que la planète tombe sous le charme de son raffinement, exprimé le plus souvent en noir et blanc. Un univers fait de variations hypnotiques et de sensations en suspension, de vides à remplir et de pointillés à relier, où la surprise se tient constamment en embuscade, afin de produire ce qu'il appelle le moment " ! " ou " ha-ha " ; soit celui où un twist procure aux objets le petit supplément d'âme qui rend leur utilisation unique, et réenchante le quotidien par discrètes touches ludico-poétiques. Mobilier, luminaires, textiles, aménagements et scénographies, mais aussi glaces Häagen-Dazs ou maillots de rugby, sans oublier un intérêt, plus récent, pour la télévision, et un retour à l'architecture, comme pour boucler la boucle... Première rétrospective d'une telle envergure, Invisible Outlines rassemble donc plus de 80 collections et investit l'entièreté du site de Grand-Hornu - il fallait bien ça pour donner un aperçu du savoir-faire de cet infatigable stakhanoviste, habitué à sortir plusieurs centaines de produits par an. " C'est une première, résume la directrice du CID, Marie Pok. Jamais un ...

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