Le refuge de Guillaume Henry, directeur artistique de Nina Ricci, une ode à la simplicité

Quand Guillaume Henry ne crée pas pour Nina Ricci, il quitte Paris et le rythme fou de la mode, direction les Yvelines. Là, soudain contemplatif, il se raconte des histoires. Invite ses amis. Et va à l'essentiel.

Il l'appelle son refuge, et quand il le dit, on entend des accents de paradis. Guillaume Henry se plante devant la fenêtre de la cuisine, les croisillons quadrillent une ruelle en pente douce nommée Saint Laurent, fréquentée le dimanche par les randonneurs, les scouts et les mamies tranquilles. Trois saules têtards ornent la vue, l'arche de pierres qui marquait l'ancienne entrée du village encadre l'église au loin. Si d'aventure une noce en franchissait le porche, il serait au premier rang, chic, le directeur artistique de la maison Nina Ricci aime se raconter des histoires, cela date de son enfance à Humes, 400 âmes. Si ce coin des Yvelines ne ressemble guère à sa Haute-Marne natale, il y a cependant trouvé une atmosphère de province toute pareille à celle que Claude Sautet et Chabrol distillaient dans leur cinéma, qu'il adore. En réalité, il aurait aimé trouver une maison de campagne près de Fontainebleau, avoir un bois à portée de main, pas spécialement pour faire de grandes balades, juste pour le sentir, "passer de la forêt urbaine à la forêt tout court", mais cette petite demeure-ci a changé le cours de ses envies. "Je l'ai d'abord vue en photo, elle ressemblait à une cabane modeste mais bourrée de charme, je me suis décidé à la visiter avec Eric, qui partage ma vie."
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