IKEA présente sa nouvelle collection PS

22/03/12 à 12:55 - Mise à jour à 12:55

Tous les trois ans, IKEA présente une collection PS, un Post Scriptum bien dans son époque. Pas de place pour les histoires fantastiques comme cela avait été le cas en 2009. Comptez seulement sur la dure réalité : pour la première fois, les meubles et les objets ont été photographiés dans de vraies maisons. Et avec de vrais chevaux.

"La cerise sur le gâteau, oui. Notre collection PS, c'est le meilleur qu'IKEA ait à offrir", affirme Peter Klinkert, le chef de projet. "Une septième 'cerise', depuis la première de 1995, que nous avons pu observer à Almhult, quartier général du groupe au sud de la Suède. Les designers sont toujours contents de pouvoir s'associer à notre collection : c'est un laboratoire, un terrain de jeux. On y utilise des matières innovantes, de nouvelles techniques ainsi que des formes plus audacieuses".

Un composite de bois et de plastique a par exemple été utilisé cette fois-ci, en plus du tissu recyclé. On y trouve également une table-gigogne raffinée, une nouvelle chaise transparente, des lampes LED en forme de chapiteau et de ballerine, ainsi que de petites tables de bambou pour y poser les pots de fleurs. Nous avons pu profiter d'une avant-première dans le grand entrepôt, où sont exposés quarante-six produits conçus par dix-neuf designers.

Embrasser l'industrie A première vue, la collection PS 2012 ne parait pas du tout aussi spectaculaire et spirituelle que celle de 2009. Hella Jongerius avait alors créé un patchwork fait main en forme de lapin - entre autres. Cette collection contenait des lampadaires bancals et de géants pissenlits en peluche. "Aujourd'hui, l'intention est tout autre", explique Peter Klinkert. "Cette collection est pour ainsi dire l'opposé de la précédente. Ces designs étaient adaptés au temps d'alors. Ils évoquaient l'artisanat, le travail manuel et parlaient d'histoires capables de mener de tels objets à la maison."

"Si tout le monde ne voulait chez soi que des meubles et des objets faits main, ce bonheur ne serait pas de longue durée. Cela demande beaucoup de temps, d'argent et d'énergie. Il y a quelques années, la durabilité était associée au bio et au travail manuel. Mais pas à l'industrie, alors que celle-ci peut également être durable. Si nous voulons démocratiser l'ameublement, il faut que nous nous industrialisions, les modernistes le savaient déjà à l'époque. A présent, nous voulons faire passer un message : tous les produits industriels ne sont pas mauvais ! Avec cette collection, nous voulons embrasser l'industrie. Toutes les pièces, y compris les tapis, sortent de l'usine. Les couleurs vives ont été sélectionnées expressément: pourquoi le durable devrait-il être terne ?"

Photographiés dans de vrais intérieurs La collection PS n'a exceptionnellement pas été photographiée en studio mais dans six habitations suédoises. Les créations ne sont pas entourées d'autres produits Ikea, comme c'est normalement le cas pour les photos du catalogue et du site internet, mais entourées des meubles et de la décoration des habitants.

"Nous ne faisons pas d'art de musée ou de galerie", explique Peter Klinkert. "Nous voulons des objets pertinents qui font sens". Un site internet a également été lancé. Les clients peuvent y charger des photos des pièces de la collection prises à leur domicile. "Je les guette, car c'est seulement alors que notre travail sera confirmé"

Weekend.be

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