Le brol est l'ennemi du bien

30/09/10 à 16:52 - Mise à jour à 16:52

Source: Weekend

Pour sa grande conférence de presse annuelle, Ikea nous avait promis le grand scoop sur la vie rêvée des Belges.

Le brol est l'ennemi du bien

Pour sa grande conférence de presse annuelle, Ikea nous avait promis le grand scoop sur la vie rêvée des Belges. Pour arriver aux conclusions qui nous ont été présentées ce matin, dans une galerie d'art bruxelloise reconvertie en showroom de meubles, le géant suédois a interrogé plus de 3700 personnes dans les trois régions du pays. En prime, il s'est même invité, appareil photo à la clé, dans 36 maisons et appartements afin de définir au mieux l'idée que nous nous faisons du "home sweet home". A défaut de révélations fracassantes, l'enquête a au moins eu le mérite de mettre en mots ce dont je me doutais intuitivement : le brol est l'ennemi du calme et de la paix des ménages. Plus on est nombreux à la maison, plus le désordre s'installe : même si en apparence les effectifs augmentent, on n'a pas plus de bras pour ranger, chaque membre de la famille préférant se dire qu'un autre s'en chargera. Vu que, toujours selon le sondage, "chez soi, on ne doit pas s'efforcer d'être parfait tout le temps", on y pousse aussi plus facilement une gueulante qu'au bureau ou dans le métro où il convient de sauver la face. Ajoutez à cela que les ménages avec enfants de moins de 12 ans "ont nettement plus de problèmes à trouver ce qu'ils cherchent dans la cuisine" que les autres, et vous comprendrez que pour bien des familles, le samedi après-midi après les grosses courses de la semaine, c'est souvent "home hell home". Chaque chose à sa place et une place pour chaque chose, ce serait ça finalement le secret du bonheur ? Encore faudrait-il à mon sens que la chose trouve le chemin de sa place toute seule. Et cette équation-là, personne ne l'a encore résolue, je pense. Un showroom le mieux agencé soit-il ne reste jamais qu'un showroom. Mon rêve à moi ce serait de pouvoir y jeter mes fauves en liberté. Histoire de voir combien de temps il leur faudrait pour y laisser leurs marques et pour que, même dans la cuisine la mieux pensée du monde, comme chaque matin, chez moi, je mette au moins dix minutes pour retrouver mes clés.

Isabelle Willot

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