Tom Dixon, le concepteur aux mille projets, de Portobello à Londres

20/04/18 à 09:21 - Mise à jour à 09:21
Du Le Vif Weekend Black du 19/04/18

Le top designer britannique a la bougeotte. Il quitte en effet Portobello pour un ambitieux complexe au coeur de Londres, avant d'embarquer pour une tournée-marathon autour du globe. L'occasion pour lui de passer ses troupes en revue, sur six continents.

"Nous venons déjà de déménager les bureaux, et le magasin suivra rapidement, mais c'est encore une autre histoire. Ensuite, le restaurant, qui rouvrira en juin. Bref, c'est un work in progress, mais tout se passe plutôt bien, c'est un super endroit et tout le monde a l'air très content jusqu'à présent. Donc ça va. " Au moment d'aborder avec Tom Dixon sa grande actu du mois, on sent une pointe de préoccupation dans sa voix, malgré le ton flegmatique et les nombreux sourires qui ponctueront l'entretien. Il faut dire que le transfert de son petit univers d'un coin à l'autre de la capitale anglaise est entièrement assuré en interne. " Oui, on fait tout nous-mêmes. On a des équipes pour gérer ça, des architectes d'intérieur aux informaticiens, mais ça reste un boulot énorme, un projet en soi. C'est bien de se rafraîchir un peu, on ressent ça comme un nouveau départ. " Un départ malheureusement forcé, dû à un changement de propriétaire des fameux docks de Portobello, où il était installé depuis dix ans - " On s'est un peu fait jeter ", plaisante-t-il. Cette tuile aurait pu lui donner l'envie de bâtir son nouveau quartier général, mais bien qu'on lui ait souvent posé la question, ce n'est pas d'actualité : " C'est quasiment impossible à Londres, ça aurait pris au moins deux ou trois ans. De plus, la société ne fait pas d'immobilier, donc j'aurais dû m'y atteler à titre privé. Ça arrivera, un jour, mais probablement pas tout de suite. " Passant donc d'une mission impossible à une mission très compliquée, Tom Dixon se mit en quête d'un nouveau building. " Même dans une ville aussi étendue, trouver une bâtisse suffisamment grande, dotée de caractère et accessoirement d'une licence pour un restaurant, le tout bien placé géographiquement, ça m'a demandé un an. Et puis, il fallait encore entasser 120 personnes et toutes leurs envies, dans un espace étrangement similaire à nos précédentes installations ; l'un comme l'autre sont situés en bord de canal, et donc soumis aux mêmes problèmes d'exiguïté. Mais si vous aimiez les Docks, ne vous inquiétez pas : vous allez aimer le Coal Office ", dit-il en évoquant son nouveau chez-soi.
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