Attention créateurs au bord de la crise de nerfs

22/02/16 à 15:00 - Mise à jour à 16:21

Source: Weekend

Ce ne sont pas des machines mais des femmes et des hommes comme tout le monde, sauf que ceux qui dessinent la mode se doivent d'être à la fois omnipotents, efficaces et magiques. Surpuissants en somme. Or, le système est entré dans une zone de turbulences. Tour d'horizon.

Ce sont des signes qui ne trompent pas. Coup sur coup, le monde de la mode a vécu quelques petits séismes : fin octobre dernier, à la surprise générale, Dior et son directeur artistique pour la Femme, Raf Simons, se séparaient sans fracas. Après trois ans et demi, le Belge de 47 ans reprenait sa liberté et quittait ce paquebot fondé par Christian Dior juste après la Seconde Guerre mondiale. Très clairement, il disait sa frustration à ne pouvoir se plonger corps et âme dans la réflexion et le processus intellectuel qui lui sont chers, la faute au rythme effréné d'une industrie qui demande sans cesse de la nouveauté. Laquelle se traduit très concrètement par des looks qui se suivent mais ne peuvent se ressembler, avec show à l'appui, soit, dans le cas du fleuron du groupe LVMH et du sixième créateur à avoir intégré la maison, deux défilés haute couture, deux également pour le prêt-à-porter Femme, une collection Croisière avec présentation dans un ailleurs "exotique", deux pré-collections et autant de lignes d'accessoires. Sans détours, il invoquait son désir de se "concentrer sur d'autres centres d'intérêt", sa propre marque, version Homme, et ses passions, au-delà de son métier. C'est rare, dans cet univers, qu'un homme autant admiré, autant chouchouté par son employeur, le groupe de luxe LVMH, avoue préférer son équilibre émotionnel, dont acte.
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