Backstage: une journée avec la top belge Louise Maselis

19/02/10 à 08:18 - Mise à jour à 08:18

Source: Moneytalk

Une top belge, prête à éclore internationalement : Louise Maselis. Un rendez-vous incontournable : notre Spécial Mode et 10 grandes tendances de l'été à immortaliser. Récit d'une journée marathon.

Backstage: une journée avec la top belge Louise Maselis

© Catherine Pleeck

Une top belge, prête à éclore internationalement : Louise Maselis. Un rendez-vous incontournable : notre Spécial Mode et 10 grandes tendances de l'été à immortaliser. Un défi : boucler le tout en 10 heures chrono. Récit d'une journée marathon.

Dans une dizaine de minutes, neuf coups secs résonneront au clocher de l'église Sainte-Croix de la place Flagey, à Bruxelles, à quelques maisons de maître du Studio 202. Louise Maselis est déjà sur place. Être ponctuelle : une des lignes de conduite que la mannequin s'efforce de respecter. Professionnelle sur toute la ligne. Même à 16 ans. Une première façon de se démarquer des mille et une belles qui essaient, comme elle, de se faire une place au soleil.

Les spots éclosent, les looks s'alignent sur les portants, et l'interminable chevelure de la jeune Louvaniste, perfect tweetalig, est prise en main. Près de deux heures de travail pour une coiffure qui, au final, semble tout ce qu'il y a de plus naturel. Indispensable, quand on sait que dix clichés doivent être mis en boîte en une journée seulement, et qu'un simple coup de brosse suffira, en cours de shooting, à revigorer l'effet désiré.


La veille encore, la miss, tee-shirt blanc, jeans et talons - "toujours, pour les castings et les sorties" -, passait son examen d'allemand. Organiser cette séance photo le week-end précédant son contrôle de maths, à la date initialement prévue par le styliste ? Ses parents n'ont pas voulu en entendre parler. Il a fallu chambouler les agendas de l'équipe de production. On ne badine pas avec l'école. "Je suis en cinquième secondaire, explique Louise. Option éco. J'ai dû arrêter le latin, car cela me demandait trop de temps. L'an prochain, je pars tenter ma chance à Paris. Je logerai avec une autre mannequin, dans un studio loué par Elite (lire ci-dessous). Et je prendrai mes cours avec moi, pour étudier seule et passer mes examens en Belgique, via le jury central."


Vivre seule loin de maman et papa, l'idée lui a fait peur, au début. "Mais je commence à trouver mon chemin dans ce monde d'adultes. Cela m'a donné beaucoup de maturité", confie-t-elle, dans une robe Armani qui l'empêche pratiquement de respirer. Il est vrai que depuis le jour où Louise a posé sa candidature pour le concours Elite Model Look, en 2008, les événements se sont enchaînés. Première sélection en Belgique, face à 1 000 concurrentes. "Avant ça, je n'avais jamais mis de talons ! Par contre, les fringues et la mode, j'ai toujours adoré." Quinze jours en Chine, pour la finale internationale regroupant 80 pays. "Ce qui a joué en ma faveur ? Mon côté caméléon : je ne suis pas cataloguée dans un seul type de look. J'ai aussi veillé à rester constamment professionnelle." Premiers shootings. "Au début, on aurait dit une planche ! Je n'étais pas sûre de moi." Et premier défilé sur un catwalk, lors du show Calvin Klein à New York, en février 2009. "Un rêve ! Depuis, comme je ne peux pas trop m'absenter de l'école, j'ai demandé à Elite de ne plus présenter ma candidature à de tels événements. Histoire de ne pas avoir à les refuser, ce qui pourrait nuire à ma réputation." Carrière avant tout.
Le flash du photographe crépite. Regard pénétrant du mannequin. Moue séductrice. La voilà qui trébuche sur ses plates-formes à la limite du portable, créées par Paule Ka. Au cours de la journée, l'ado alternera talons plats et hauteurs vertigineuses. Quand elle parvient à entrer dans les paires de chaussures qu'on lui avance... "Je chausse du 41,5. S'il y a bien une chose que je déteste chez moi, ce sont mes pieds !"


Encore 40 minutes à tuer avant l'arrivée de son grand-père, qui vient la rechercher. Louise plonge dans une robe bleu électrique, signée Iceberg. Rouge à lèvres abricot, eye-liner turquoise, touche orange sur les paupières. Un maquillage extravagant, pour creuser une autre facette de la personnalité de Louise. Plus sauvage, plus affirmée. La jeune fille prend la pause. Pour le plaisir de l'exercice. Pour alimenter son book. Tout est bon à prendre, quand on veut briller au firmament des tops.

Catherine Pleeck


Elite, l'agence starElite fait partie des agences de mannequins les mieux cotées internationalement. Quelque 35 bureaux de par le monde, une équipe de 800 mannequins et un processus de recrutement hyprapuissant : le concours Elite Model Look. Organisé chaque année, il permet aux nouveaux mannequins de se faire directement remarquer par de grands professionnels de la mode. Avec en prime, pour la gagnante, un contrat de collaboration avec l'agence, fondée en 1972 à Paris. Des supertops doivent leur carrière à cette compétition. Rien de moins que Gisele Bündchen, Cindy Crawford, Stephanie Seymour ou Linda Evangelista. Autant de modèles à suivre pour la lauréate de l'édition 2008, Louise Maselis, première belge à avoir remporté ce concours prestigieux.

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