Bernard Arnault relance le malletier Moynat

02/12/11 à 16:24 - Mise à jour à 16:24

Source: Weekend

La marque, concurrent historique de Louis Vuitton, ouvre ce samedi une boutique de 200 mètres carrés au 348, rue St Honoré à Paris.

Bernard Arnault relance le malletier Moynat

© Moynat

Si vous n'êtes pas collectionneur de malles vintage, le nom de Moynat ne vous dira probablement pas grand-chose. Il s'agit pourtant de l'un des plus fameux malletiers parisiens du 19e siècle, et si Bernard Arnault a décidé de le faire renaître de ses cendres, il y a de fortes chances pour que cela fasse bientôt du bruit.

Un patrimoine riche
Fondée en 1849 (soit cinq ans avant Louis Vuitton) dans le quartier de l'Opéra, la maison Moynat est née de l'association de la marchande Pauline Moynat et d'Octavie et François Coulembier, une famille d'artisans layetier-emballeurs. Elle devient rapidement une référence en matière d'articles de voyage. Ses malles pour automobiles, en particulier, sont prisées pour leur étanchéité et leur légèreté. Progressivement tombé en désuétude, Moynat ferme son dernier magasin en 1976, mais l'entreprise continue d'exister, passant de mains en mains jusqu'à son rachat par LVMH en mars 2010.

Une renaissance soigneusement orchestrée
Le nouveau magasin Moynat ouvrira ses portes le samedi 2 décembre au 348, rue St Honoré (Paris I), à quelques pas de son concurrent Goyard, un autre malletier né au 19e siècle. Des malles sur mesure y côtoieront des sacs mettant l'accent sur les anses et les fermoirs, obsessions des fondateurs de la marque. Les produits ont été conçus par Ramesh Nair, un créateur indien qui a fait ses classes chez Hermès, Christian Lacroix et Yohji Yamamoto. Les premiers prix des sacs ne descendront guère en dessous de 1000 euros.

"Le but premier n'est pas de vendre mais de raconter une histoire" a expliqué au WWD Guillaume Davin, PDG de la marque et ancien manager de Louis Vuitton et de Sephora. L'atelier se limite pour l'instant à une équipe de six personnes en Bourgogne, mais Dieu seul sait ce que Bernard Arnault rêve de faire de cette marque au patrimoine particulièrement riche.

Géraldine Dormoy, LExpress Styles

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