Cannes Jour 1: première montée des marches

11/05/16 à 23:40 - Mise à jour à 12/05/16 à 19:06

Limousines, smokings et robes du soir: le défilé des stars a commencé mercredi soir sur le tapis rouge avant le coup d'envoi du 69e festival de Cannes, le plus grand rendez-vous mondial du cinéma. Montée des marches, en images.

En lunettes noires, smoking et talons plats, l'actrice américaine Susan Sarandon a été parmi les premières à monter les célèbres marches du Palais des Festivals devançant les rousses Jessica Chastain et Julianne Moore, ou encore Eva Longoria et Victoria Beckham.

Autre rousse, l'actrice française Sabine Azéma, en robe rouge, côtoyait sa compatriote Emmanuelle Devos en bleu foncé. La pop star et acteur Justin Timberlake s'est prêté au jeu des selfies et des autographes avec la foule massée sur la Croisette.

Le jury au grand complet a posé pour les photographes, son président l'Australien George Miller, portant ses traditionnelles lunettes rondes et un noeud papillon blanc. Tous ont été été accueillis par le président du festival, Pierre Lescure, et le délégué général, Thierry Frémaux.

"Pour l'instant on s'aime", a déclaré l'actrice et réalisatrice italienne Valeria Golino, membre du jury aux côtés d'Arnaud Desplechin, Kirsten Dunst, Mads Mikkelsen, Làszlo Nemes, Vanessa Paradis, Donald Sutherland et la productrice irananienne Katayoun Shahabi, qui portait un foulard violet. "C'est fantastique, c'est un jury incroyable, très rock'n roll", a déclaré l'acteur danois.

Après eux, c'est l'équipe de "Café Society", le film de Woody Allen projeté en ouverture du Festival ce soir qui est arrivée sous les flashs. Héroïne du film, l'Américaine Stewart Kristen, en robe de voile noir, a qualifié Woody Allen de "légende vivante"

Financé par le géant de la distribution en ligne Amazon, une première pour un film d'ouverture à Cannes, "Café Society" nous plonge dans une histoire d'amour romanesque entre Hollywood et New York dans les années 30. Le film qui appartient à la veine "romantique" du cinéaste a été plutôt bien accueilli par les premières critiques. "J'ai toujours pensé que je suis quelqu'un de romantique, ce n'est pas ce que les femmes avec qui j'ai partagé ma vie ont toujours pensé", a plaisanté Woody Allen qui, à 80 ans, s'est dit toujours aussi ravi de retrouver le sud de la France et "le public enthousiaste" de Cannes.

Après Allen, Clooney

Dans un festival placé sous très haute sécurité après les attentats de Paris et Bruxelles, la première montée des marches est prévue en début de soirée, avant la cérémonie d'ouverture.

Pendant douze jours, des dizaines de stars sont attendues sur les célèbres marches du festival placé sous très haute sécurité après les attentats de Paris et Bruxelles, de Léa Seydoux, en passant par Juliette Binoche, Marion Cotillard, Russell Crowe ou Charlize Theron.

George Clooney sera sur la Croisette dès jeudi, aux côtés de Julia Roberts, pour "Money Monster", le film signé Jody Foster qui avait arpenté la Croisette il ya 40 ans pour "Taxi Driver.

Plusieurs habitués de la Croisette sont cette année en lice pour le célèbre trophée, dont l'Espagnol Pedro Almodovar avec "Julieta", l'Américain Jim Jarmusch ou les frères Dardenne.

Déjà deux fois palmés (avec "Rosetta" et "L'Enfant"), les deux cinéastes belges tenteront de réaliser un triplé historique avec "La Fille inconnue".

Côté français, Olivier Assayas concourra avec "Personal Shopper", une histoire de fantômes dans le milieu de la mode (avec Kristen Stewart), Nicole Garcia avec "Mal de pierres" avec Marion Cotillard, et Bruno Dumont avec "Ma Loute", un thriller burlesque avec au générique Fabrice Luchini, Juliette Binoche et Valeria Bruni Tedeschi.

Outre Jim Jarmusch, qui revient cette année pour "Paterson" avec Adam Driver, deux autres Américains sont en lice: Sean Penn, avec "The Last Face", romance sur fond d'action humanitaire avec Charlize Theron, Javier Bardem et Adèle Exarchopoulos, et Jeff Nichols avec "Loving", sur un couple mixte confronté au racisme en Virginie dans les années 50.

Egalement dans la course, le réalisateur néerlandais de "Basic Instinct" Paul Verhoeven pour "Elle", le Danois Nicolas Winding Refn pour "The Neon Demon" avec la jeune Elle Fanning, les Britanniques Ken Loach, 79 ans, pour "I, Daniel Blake", Andrea Arnold pour "American Honey" et un autre Roumain, Cristian Mungiu, pour "Bacalaureat".

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