De la douceur chez Lacoste, en réponse à l'agressivité de l'époque

10/09/16 à 22:30 - Mise à jour à 13/09/16 à 14:07

Source: Afp

Douceur, élégance, confort et sensualité, tel a été le programme proposé par Lacoste samedi lors de son défilé à la Fashion Week de New York, une collection qui se veut une réponse à "l'agressivité de l'époque".

Pour marquer ce contraste, le directeur artistique Felipe Oliveira Baptista a pensé des vêtements fluides, souples, à la légèreté apparente.

Le coton, mais aussi l'éponge et le molleton ont servi à matérialiser cette intention.

Une partie de tennis sur le toit d'une villa de Capri avec, à l'esprit, la Brigitte Bardot du film Le Mépris, les années 70, les skateurs des années 90, le designer a pioché dans le temps pour construire son allure du moment. "J'aime bien prendre dans les époques ce qui est un peu intemporel", a-t-il expliqué à l'AFP après le défilé. "Ce qui est intéressant aussi, ce sont les mélanges, les contrastes."

Il y a notamment cette robe débardeur en coton, blanche avec de fines rayures de couleurs, qui évoquent les "seventies".

Défilé Lacoste, New York, le 10 septembre 2016

Défilé Lacoste, New York, le 10 septembre 2016 © afp

Lacoste a imaginé également des robes bustier avec une ceinture taille haute de même couleur et même matière, inspirées de Brigitte Bardot dans le film Le Mépris.

Défilé Lacoste, New York, le 10 septembre 2016

Défilé Lacoste, New York, le 10 septembre 2016 © afp

Felipe Oliveira Baptista continue de réinterpréter avec précision les codes de cette maison de plus de 80 ans, déclinant le trench coat ou le costume dans l'esprit avec lequel le portait, lors de ses parties de tennis, René Lacoste lui-même. "Ce n'est jamais difficile (de décliner les codes maison), parce qu'il y a tellement de choses", explique-t-il. "Bien sûr, je vais mélanger avec mes goûts et mon regard, mais à la fin, il faut que ça fasse du sens", ajoute-t-il.

Cette saison, le Portugais s'est autorisé à jouer avec le fameux logo de la marque. Redessiné avec une touche de naïveté, à la manière d'un Jean-Michel Basquiat, il apparaît sur un ensemble débardeur et bermuda ou sur une robe, égayé de couleurs vives. "Dans ma tête, si c'est toujours dans le respect, on peut s'amuser, on peut mettre de l'humour", dit-il.

Pour Felipe Oliveira Baptista, "il faut respecter l'héritage, mais une marque doit se permettre aussi de ne pas se prendre trop au sérieux, de rester en mouvement, de surprendre".

Felipe Oliveira Baptista pour Lacoste, New York, le 10 septembre 2016

Felipe Oliveira Baptista pour Lacoste, New York, le 10 septembre 2016 © Belga Image

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