Mais que nous réserve Paris, en se mettant à l'heure de la mode masculine?

17/01/17 à 12:21 - Mise à jour à 23/01/17 à 11:44

Source: Afp

Que porteront les hommes à l'automne prochain? Après Londres et Milan, la mode masculine fait son show à Paris à partir de mercredi, avec des défilés qui se convertissent à la mixité, et les débuts attendus d'Haider Ackermann chez Berluti.

Mais que nous réserve Paris, en se mettant à l'heure de la mode masculine?

Le créateur chinois Shangguan Zhe sera un des nouveaux venus de la Fashion Week de Paris (Shangguan Zhe - Ultimate Runway Fashion Show à Helsinki en mai 2016) © BELGAIMAGE

La Fashion week homme fera ensuite place au programme de haute couture, spécificité parisienne, à partir de dimanche soir, jusqu'au 26 janvier.

Deux shows pour Ackermann

Parmi les cinquante shows répartis sur cinq jours de cette Fashion week masculine, celui de Berluti promet d'être particulièrement scruté.

Haider Ackermann présentera sa première collection pour le bottier de luxe, deux jours après le défilé de sa marque éponyme, lancée en 2003. A 45 ans, le créateur français d'origine colombienne est connu pour ses silhouettes drapées à l'élégance bohème et ses couleurs raffinées.

Il a été formé à l'Académie royale des Beaux-Arts d'Anvers comme Dries Van Noten et Martin Margiela.

Fondée à Paris en 1895 par l'Italien Alessandro Berluti, la maison appartient depuis 1993 au géant LVMH et a lancé sa ligne de prêt-à-porter masculin en 2011.

Deux nouveaux venus

La Fashion Week parisienne, qui fait cohabiter grands noms et jeunes créateurs, avec une grande variété de nationalités, accueille cette saison deux nouveaux venus.

Icosae, marque française fondée en 2014 par les frères Valentin et Florentin Glemarec, présentera sa collection mercredi tandis que Sankuanz, griffe du créateur chinois Shangguan Zhe lancée en 2008, défilera dimanche.

Vive la mixité!

La formule des défilés mixtes (ou "co-ed"), déjà observée à Londres et Milan, fait aussi des émules à Paris. A l'instar de Paul Smith et Julien David, Kenzo présentera dimanche sa collection femme en même temps que sa collection homme.

La griffe du groupe LVMH, qui a depuis cinq ans à sa direction artistique le duo Humberto Leon et Carol Lim, a opté pour cette formule après l'avoir expérimentée en juin.

Avantage pour ces marques: en combinant homme et femme dans un seul défilé, elles font l'économie d'un show. "Mais au-delà, cela permet au créateur de se concentrer sur un seul et unique message, de gagner en cohérence et en lisibilité", souligne Serge Carreira, maître de conférences à Sciences Po sur la mode et le luxe.

Les dessous se montrent

La lingerie française riposte! Près de deux mois après le grand show de l'Américain Victoria's Secret à Paris, 19 marques de lingerie françaises organisent dimanche un défilé commun, retransmis en direct sur internet, à l'occasion du Salon international de la lingerie et en marge de la Fashion Week parisienne.

"Ce qui distingue la France, c'est son véritable savoir-faire en matière de corseterie, de soutien-gorge avec des baleines, adaptés à la morphologie", souligne Karine Sfar, déléguée générale de la Fédération de la maille et de la lingerie.

La France est le premier exportateur européen de lingerie à travers le monde, avec 515 millions d'euros pour les 10 premiers mois de 2016 (en hausse de 4%), selon des chiffres d'Eurostat transmis par la Fédération.

Comprendre la mode ou la fuir?

Vous confondez les Semaines du prêt-à-porter avec celles de la haute couture? Vous vous demandez ce qu'est la grande mesure, le "ready to buy", comment naissent les tendances? Ancienne styliste et enseignante en management de la mode, Sophie George décrypte, schémas et cartes à l'appui, "Les Univers de la Mode" (éditions Falbalas). Objectif: "clarifier les choses et donner des pistes de compréhension d'un domaine qui reste complexe pour les néophytes, et même pour les professionnels".

Et si la mode n'existait plus? La revue Modes Pratiques, publiée par l'Ecole Duperré à Paris et l'université de Lille III, explore dans son deuxième numéro les "tentatives d'échapper à la mode ou de la rejeter". Avec entre autres, une enquête photographique sur les Amish, un article sur l'évolution de la tendance "normcore" (look neutre et passe-partout) et une étude des rapports naturisme-mode.

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