Paris Fashion week: L'apothéose

04/10/17 à 12:17 - Mise à jour à 12:17

Source: Weekend

Au dernier jour de la fashion week parisienne, les grands clôturent le bal. La maison fondée par Coco Chanel joue les démiurges et réinvente le plastique tandis que celle instaurée par Louis Vuitton prend le parti de l'anachronisme chahuté au Louvre médiéval.

Paris Fashion week: L'apothéose

Chanel © dr

Paris Fashion week: L'apothéose

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Chanel s'offre le Grand Palais comme d'habitude mais plus question cette fois de quitter la terre et de partir en fusée dans la galaxie.

Dans un petit matin radieux, des chutes d'eau (6) cascadent de 15 mètres de haut sur une jungle intacte, les gorges du Verdon ne sont guère loin.

Le parfait décor XXL pour un vestiaire irisé, mini dessous maxi dessus avec myriade d'accessoires en plastique transparent bienvenus pour se protéger des gouttelettes éventuelles.

Quand on vit comme au premier matin du monde dans un lieu où l'homme semble ne pas encore avoir mis les pieds, il faut savoir se protéger élégamment.

Paris Fashion week: L'apothéose

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C'est chose faite avec ce printemps été 18 signé de main de maître par Karl Lagerfeld toujours vert qui, en dernier des mohicans ne s'en laisse pas compter, épaulé vaillamment par des ateliers où rien n'est impossible, pas français.

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Louis Vuitton s'invite au Musée du Louvre

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Pour la deuxième fois, Louis Vuitton s'invite au Musée du Louvre, mais cette fois ci dans ses fondations, au Louvre médiéval, les remparts et les murs de gros moellons crème accueillent le monde de la mode sapé pour l'occasion, siglé LV, c'est mieux.

Nicolas Ghesquière aux commandes du prêt-à-porter féminin depuis presque 4 ans maintenant, soit 9 saisons, et malgré les rumeurs persistantes de départ, poursuit ses recherches formelles qui déroutent, avant d'être copiées urbi et orbi.

Paris Fashion week: L'apothéose

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Il entame son show par une salve de redingote en brocard qu'auraient pu porter Barry Lindon voire Wolfgang Amadeus Mozart, heureux mélange de masculin féminin, d'ultra raffiné confronté à des grosses baskets et de micro shorts très gym tonic.

Paris Fashion week: L'apothéose

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En torturé de la découpe, il n'hésite pas à déstructurer ses robes, on lui connaît ce talent-là. Et en parfait directeur artistique de son temps, extra lucide, il n'oublie pas de penser une gamme de sacs qui feront les beaux jours du maroquinier de luxe, lequel n'oublie jamais que son histoire débuta avec une malle et une invitation au voyage.

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