Paris: un démarrage à petite foulée (en images)

19/01/17 à 14:20 - Mise à jour à 14:48

Le fait est communément admis dans le petit monde de la mode masculine. Milan sert de mise en jambes mais il faut attendre Paris pour que cela commence à dépoter sur les catwalks. Faut-il y voir le signe de temps politiquement trop troublés pour toute forme de prise de risque inconsidérée du côté du dressing mais au terme de cette première journée de défilés parisiens, c'est un peu comme si plus aucun créateur n'osait sortir des clous dans lesquels il se serait lui même enferré. Par Isabelle Willot

Il y a bien eu ce micro pied de nez à l'investiture de Donald Trump chez Balenciaga dont le logo revisité pour l'occasion en bleu-blanc-rouge par Demna Gvasalia ressemblait à celui du candidat à l'investiture démocrate Bernie Sanders. Mais pour le reste, on pouvait presque parler de business as usual chez Christophe Lemaire et Haider Ackermann, Walter Van Beirendonck lui-même prenant un malin plaisir à mettre en scène son cortège presque traditionnel de monstres encadrés par le groupe folklorique de Perchten tyrolien Seidä Pass. La belle surprise de ce début de saison parisien est venue ce matin de chez Issey Miyake Men où Yusuke Takahashi a démontré une fois de plus sa maîtrise des volumes et la fluidité de sa coupe, son sens aussi de la matière technique, l'un des points forts de cette maison dont les codes maîtrisés font la part belle depuis les débuts à l'innovation sous toutes ses formes. Pas de révolution copernicienne, certes, mais une forme d'élégance audacieuse qui nous a fait rêver, un peu.

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