Haider Ackermann

02/02/07 à 15:00 - Mise à jour à 14:59

Source: Weekend

Haider Ackermann

© GAETAN CAPUTO

Haider Ackermann a la bougeotte malgré lui. Le voyage semble marquer son destin. C'est comme ça, il n'en peut rien. A 9 mois déjà, il est forcé de quitter sa Colombie natale pour rejoindre l'Europe et une famille d'adoption française. Son nouveau papa est alsacien (d'où la consonance allemande d'un nom qu'il porte toujours avec fierté aujourd'hui) et travaille dans la photogrammétrie, une discipline qui s'intègre dans la cartographie et qui le force à accepter des contrats lointains. Haider a donc à peine le temps de quitter l'Amérique du Sud et d'atterrir en France qu'il se retrouve déjà au Tchad jusqu'à l'âge de 2 ans. La suite est tout aussi mouvementée: bref retour en France l'espace d'une année, petite enfance en Ethiopie de 3 à 6 ans et nouveau déménagement en Algérie jusqu'à l'âge de 12 ans.

A l'adolescence, de nouveaux paysages beaucoup plus verdoyants s'imposent aux yeux du jeune adolescent. Toute la famille Ackermann quitte en effet l'Algérie pour les Pays-Bas, une terre où Haider apprend peu à peu le néerlandais. Littéralement habité par la mode, il entre alors à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers où il ne restera que trois ans.

Ensuite, il devient l'assistant du créateur belge Wim Neels, assure un peu plus tard la vente en showroom pour Patrick van Ommeslaeghe et devient également "concept designer" pour la marque Mayerline. Un jour, pourtant, Haider Ackermann passe du rêve à la réalité: en mars 2002, Haider Ackermann présente à Paris sa toute première collection éponyme dans le cadre des défilés de prêt-à-porter automne-hiver 02-03. Ses silhouettes sont simples mais finement travaillées, dégageant surtout un délicieux parfum d'intemporalité. Les rédactrices de mode le remarquent et Haider finit, au fil du temps, par entrer dans la cour des grands.

F.B.

En savoir plus sur:

Nos partenaires