J'ai testé : l'achat d'une robe Lanvin pour H&M

23/11/10 à 11:29 - Mise à jour à 11:29

Alber Elbaz, directeur artistique de Lanvin, qui crée une collection pour H&M : s'il y a bien une raison de se lever à l'aube, c'est celle-là.

Bon, c'est vrai, au moment de régler mon réveil sur 5 heures, j'ai laissé échapper un soupir de pré-fatigue. Il a aussi fallu défendre l'affaire auprès du mari, un brin exaspéré par l'idée de se faire réveiller au beau milieu de la nuit pour une histoire de chiffon (Lui : "Mais t'es vraiment obligée d'y aller, juste pour t'acheter une robe ?!?" Moi : "Ben oui, c'est pour le boulot, je dois écrire un post pour le blog." Surtout ne pas lui dire que l'article n'est qu'un prétexte, et qu'Alber Elbaz (qui ça ?, me lancerait-il) est l'un de mes créateurs préférés...

5h45 : Arrivée devant la boutique H&M de la Rue Neuve. Une quarantaine de personnes sont déjà là, à patienter calmement dans le froid. Elles ont tout prévu : bonnet, gants, pulls supplémentaires... J'ai l'air maline avec mon manteau moyennement chaud et mes fines chaussettes qui ont fini d'exister après... 45 secondes même pas. Heureusement, les vendeuses sont aux petits soins et passent avec des boissons chaudes. Dans les rangs, ça discute pas mal en flamand. Certaines sont venues de Louvain pour dégoter une tenue Lanvin. Les premières sont arrivées vers 5h. Ha oui, quand même...

6h15 : Distribution des bracelets colorés, qui indiquent l'heure de passage, 25 clientes à la fois. Le mien est jaune, je fais partie de la deuxième fournée, entrée en piste à 8h25.

6h30 : Petit tour à la voiture, histoire de patienter jusque 8h. Moi qui avais l'intention d'y dormir un peu (j'avais même prévu une couette), je me berçais d'illusions. Il fait gelant, à peine quelques degrés au-dessus de zéro, j'ai la lumière d'un lampadaire qui n'éclaire que ma tête, et les sièges arrière de mon auto semblent être en béton.

7h40 : J'abandonne, je préfère écouter la radio... et mettre mon chauffage à fond, bonjour l'attitude pas du tout écolo.

8h : Retour à la boutique. Les portes sont déjà ouvertes, et celles qui ont la chance d'avoir un bracelet bleu entrent en piste. Ça court partout (mais gentiment) dans un espace délimité par des barrières Nadar. Et vas-y que ça prend des tas de tenues, à essayer en 15 minutes chrono, temps imparti avant que le groupe suivant (le mien) ne prenne la place. J'en profite pour trouver où sont les deux robes repérées la veille sur le net. Tout dans le fond, l'une à côté de l'autre, parfait !

8h25 : C'est parti mon kiki ! Y a rien à faire, même si ça ne reste que des bouts de tissu, ça ne m'empêche pas d'avoir le coeur qui bat... L'une des vendeuses m'aide à trouver les robes à ma taille. Je n'en reviens pas, y en a encore ! Direction les cabines d'essayage. Je passe la première, zippée tout le long. La responsable de la boutique annonce dans son micro "plus que dix minutes !". Stress, stress. J'en coince même un bout de dos dans la tirette, pas la joie. À côté de moi, une fashionista est venue avec son copain, véritable assistant, qui court entre les portants, l'aide à s'habiller plus vite. J'aurais dû y penser, mais pas certaine que le mien ait été d'accord de jouer le jeu...

8h38 : Plus que deux minutes. Je sors tranquille, une robe aubergine asymétrique, modèle typique de Lanvin, sous le bras. Suis fière comme Artaban, même si au final le challenge était moins rude qu'imaginé.

8h42 : Un détour par le rayon Homme, section Lanvin, évidemment. Je prends un cardigan marine dans ma lancée (Au téléphone : "Oui chou, je sais t'en as déjà un, mais celui-là n'est pas tout à fait pareil, te jure") et un noeud papillon mauve en soie ("Ha bon, t'en mets jamais ? Ben, on sait jamais, ça peut toujours servir... Au pire, je customiserai une robe avec cet accessoire ! Quoi, le prix ? Rien du tout, te promets !")

Catherine Pleeck

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