La mode à Paris, c'est parti

02/03/11 à 09:11 - Mise à jour à 09:11

Source: Weekend

Ca défile ferme depuis aujourd'hui. Dans un théâtre, un hôtel ou un palais. Ca donne envie de décerner des palmes. Les voici, dans l'ordre chronologique de ce premier jour de Fashion week parisienne.

La mode à Paris, c'est parti

Anthony Vaccarello, le plus charmant. Parce qu'il est pareil à lui-même. Jusque dans ses robes ultracourtes, qui contrastent les matières (cinq parfois sur quelques centimètres carrés) et osent la broderie, l'ajouré, l'architecturé et la cote de maille légère. Tout ça sur des lianes sexy très grand soir. Parce qu'il a demandé à Laetitia Crahay (Maison Michel) de lui dessiner quelques bijoux qui ont du chien. Parce qu'il est ému quand Lou Doillon (fille de Jacques Doillon et de Birkin Jane) vient l'embrasser en backstage et tombe de son sus devant un si beau boulot.

Corrado de Biase, le plus fada. Parce qu'il raconte l'histoire délirante et très roman photo d' " une femme française la quarantaine rayonnante " qui se dore la pilule dans un " somptueux " hôtel Art Déco à Miami et qui finira par mettre le feu à toute la ville à cause d'un amant volage. Pas sûr que cela fasse une collection, même avec l'imprimé " Miami on fire ".

Hakaan, le plus malin. Parce qu'il est auréolé de son prix de l'ANDAM, raflé au nez et à la barbe de tous les autres candidats - être le protégé de Carine Roitfeld, alors encore tout puissante rédactrice en chef de Vogue France, a quelques avantages non négligeables. Parce que ses vêtements ont l'air moderne. Portables. Parfois même étonnants - cette robe tunique découpée sur les flancs sur un pantalon large avec richelieu vernies, ça pourrait bien le faire.

Nicolas Andreas Taralis, le plus gothique. Parce que ses chemises tachées de sang, ses filles et ses garçons au visage blanc et aux lèvres rouges, sa variation autour de la veste et de la chemise ont quelque chose de sépulcral et de très beau.

Thimister, le plus brut. Parce que son show annonce la couleur : " snow mystic circles of fallen angels ", c'est son titre. Parce que ses matières sont incroyables, limite étranges. Est-ce du cuir, du papier, du Tyvex, du mouton à peine retourné ? Parce que cet ex-étudiant de l'Académie d'Anvers et ex-Balenciaga, n'a visiblement peur de rien. Surtout pas des tricots qui en ont vu d'autres ni des chiffons éthérés qui lui font penser à Tolstoï.

Anne-Françoise Moyson

Tous les défilés sur Catwalk Weekend

Nos partenaires