Peut-on se fier à la mention "Made in Europa" ?

13/09/17 à 10:30 - Mise à jour à 16:37
Du Le Vif Weekend du 08/09/17

Le besoin de traçabilité ne concerne plus seulement l'industrie alimentaire. Le consommateur s'intéresse de plus en plus à la provenance de ce qu'il porte. La transparence totale est pourtant loin d'être de mise. Et le prix à payer pour une mode éthique n'est pas à la portée de toutes les bourses.

On a beau dire, en langage de pubard, que toute communication est bonne à prendre, cette histoire-là a tout d'un bad buzz, et c'est Louis Vuitton, maison pourtant passée maître dans l'art du " storytelling ", qui en a fait les frais. La griffe, qui a construit sa réputation - comme souvent dans le luxe -, sur le savoir-faire hors pair des artisans qui travaillent pour elle, facture sans peine entre 500 et 2 000 euros des chaussures " Made in France " ou " Made in Italy ". Certains de ces modèles, pourtant, seraient à plus de 90 % " Made in Roumania ", comme l'a révélé le quotidien britannique The Guardian le 17 juin dernier. Rien d'illégal toutefois : selon la loi européenne, il suffit de " terminer " le produit, en l'occurrence ici en fixant les semelles, dans un pays donné pour que ce soit ce nom-là qui figure sur le label de provenance. Pas sûr d'ailleurs que dans ce cas précis, le client se soit réellement senti floué : dans l'inconscient collectif, Louis Vuitton reste un symbole d'élégance à la française et le prestige du logo prime sans aucun doute sur l'exigence de transparence. Mais pour combien de temps encore... Car l'argument " made in " pourrait bien devenir le nouveau fer de lance des services de marketing. Et des associations de consommateurs.
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