Nos jardins et la gent ailée

07/02/12 à 15:47 - Mise à jour à 15:47

Source: Nest

Natagora, association de protection de la nature a lancé il y a quelque temps l'opération "Devine, qui vient manger chez nous aujourd'hui ?". Aujourd'hui, les résultats de ce grand recensement de la gent ailée dans nos jardins sont connus.

Nos jardins et la gent ailée

© René Dumoulin

3375 participants ont rentré leur questionnaire via le site internet de Natagora renseignant plus de 200.000 oiseaux. Sur base de ces données on constate une moyenne d'environ 37 oiseaux par jardins, un chiffre à peine supérieur à la moyenne observée lors des deux précédentes éditions. Il n'y aura donc pas eu d'afflux massif dans les jardins suite à la vague de froid que nous connaissons.

Les premiers résultats montrent que le merle et le rouge-gorge ont probablement bénéficié de l'hiver doux jusqu'il y a peu. La fréquence de ce dernier n'a jamais été aussi élevée depuis 2004. Ce n'était pas du tout le cas l'an passé où l'enneigement prolongé les avait fait chuter dans les statistiques. Ces deux espèces montrent des évolutions tout à fait parallèles depuis le début des comptages. Ce n'est pas étonnant car elles ont une biologie assez semblable : ils se nourrissent tous d'eux d'invertébrés récoltés au sol ; les oiseaux présents chez nous sont un mélange de sédentaire et d'oiseaux nordiques...

On notera que les lentes érosions déjà constatées auparavant pour la tourterelle turque et le moineau friquet se poursuivent et que les espèces forestières (pics, sittelle, mésange huppée, geai) ont été peu présentes comme c'est chaque fois le cas lors d'hivers globalement doux.

La quasi-absence d'espèces nordiques comme le pinson du Nord et le tarin des aulnes est également remarquable.

On pourrait dire que, du point de vue des oiseaux de jardin, cet hiver est un peu l'inverse du précédent où les oiseaux nordiques et les forestiers avaient été très présents et les turdidés (merle, rouge-gorge, grive musicienne) en difficulté.

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