Le tatouage féministe d'une célèbre actrice iranienne crée la controverse

01/06/16 à 15:18 - Mise à jour à 15:18

Source: Afp

Une célèbre actrice iranienne est au centre d'une controverse dans son pays après la publication de photos montrant un tatouage féministe sur son avant-bras.

Le tatouage féministe d'une célèbre actrice iranienne crée la controverse

L'actrice iranienne Taraneh Alidoosti © Reuters

Taraneh Alidousti a joué dans le film Le Client du célèbre metteur en scène iranien Asghar Farhadi, qui a obtenu le prix du meilleur scénario et du meilleur acteur pour Shahab Hosseini lors du dernier festival de Cannes.

Le tatouage de Mme Alidousti - représentant un poing à l'intérieur du symbole de la femme - a été pris en photo lors d'une conférence de presse à Téhéran avec MM. Farhadi et Hosseini, après leur retour de Cannes.

Certains médias ont affirmé que les photos étaient truquées, d'autres accusant l'actrice d'être une féministe, un terme négatif aux yeux des conservateurs iraniens. Certains ont même affirmé qu'en portant un tel tatouage, elle était favorable à l'avortement, interdit en Iran.

Taraneh Alidousti a mis un terme à la controverse en affirmant sur son compte Twitter: "Gardez votre calme. OUI je suis une féministe". Dans un autre tweet, elle a ajouté: "Une féministe est une personne qui croit en l'égalité politique, sociale et économique entre les sexes".

"Le reste concerne ma vie privée, n'attendez pas d'autres explications", a-t-elle ajouté.

Le tatouage devient de plus en plus répandu en Iran, notamment chez les sportifs, malgré le fait que les autorités le considèrent comme un signe de l'immoralité et de l'occidentalisation.

Plusieurs footballeurs célèbres ont été convoqués ces dernières années pour avoir montré leurs tatouages.

L'année dernière, Taraneh Alidousti avait critiqué une publicité pour un aspirateur qui lui était parvenue sur son compte Viber avec la mention: "Seulement pour les femmes".

"Ceux qui pensent que l'aspirateur est réservé aux femmes (...) insultent non seulement les femmes mais aussi les hommes (...) qui ne considèrent pas leurs égaux comme leurs serviteurs".

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