L'ancien PDG de L'Oréal qui ne supportait plus les odeurs de frites

14/12/14 à 17:03 - Mise à jour à 17:03

Source: Belga

L'ancien PDG de L'Oréal Lindsay Owen-Jones demande à la justice française de fermer une baraque à frites face à l'appartement qu'il possède à Val d'Isère, une station de ski dans les Alpes françaises, car il n'en supporte plus les "nuisances olfactives". L'affaire doit être examinée mardi..

L'ancien PDG de L'Oréal qui ne supportait plus les odeurs de frites

© La Cabane, Val d'Isère

L'ancien patron du numéro un des cosmétiques et son épouse qui possèdent un appartement au pied des pistes de ski, ainsi que trois autres propriétaires, poursuivent la gérante de l'établissement "La cabane", Valérie Maertens, pour "trouble anormal de voisinage".

Ils reprochent à ce snack de "très importantes nuisances olfactives dues aux odeurs de cuisine et de friture qui remontent dans leurs appartements et sur leurs terrasses", ainsi que des nuisances sonores et visuelles, selon les conclusions de leurs avocats consultées par l'AFP. Ils estiment que la "vue remarquable et la tranquillité exceptionnelle" de leurs logis sont ainsi dénaturées par l'exploitation de cet établissement qui vend des frites, des hamburgers et des crêpes, entourée de "nombreuses chaises et transats, tables, tentes et chapiteaux, parasols bariolés, poubelles et véhicules".

M. Owen-Jones et ses voisins réclament donc la fermeture de la friterie, sous peine de 500 euros par jour de retard, ainsi que la destruction de "constructions illégales" qui ont agrandi l'établissement en 2011. En cas de rejet de ces requêtes, ils exigent une expertise de la perte de valeur de leurs appartements résultant de ce trouble de voisinage.

Depuis 2008, c'est la cinquième procédure en justice engagée dans ce dossier. Le syndicat de copropriété avait notamment tenté, sans succès, d'enjoindre le maire de Val d'Isère de fermer la baraque à frites, installée dans un local initialement destiné à la société des téléphériques. "C'est un procès de riches qui vivent dans la soie et le confort, ne respirent que des parfums et empêchent cette dame de vivre", s'insurge Me François Bern, l'avocat de la gérante. Contactés par l'AFP, les avocats de M. Owen-Jones n'ont pas souhaité s'exprimer.

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