Nouvelle audience pour Delphine Boël afin de faire reconnaître la paternité du roi Albert II

22/02/17 à 09:36 - Mise à jour à 09:36

Source: Afp

L'artiste plasticienne belge Delphine Boël a poursuivi mardi son action judiciaire de longue haleine pour faire établir que l'ex-roi des Belges Albert II est son père, ce que ce dernier nie, et la justice décidera dans un délai de 30 jours de la suite de la procédure.

Nouvelle audience pour Delphine Boël afin de faire reconnaître la paternité du roi Albert II

© Reuters

Mme Boël, qui aura 49 ans mercredi, serait née, selon ses dires, de la longue liaison de sa mère, Sibylle de Sélys Longchamps, et d'Albert, alors prince héritier. Elle avait introduit en 2013 une procédure de reconnaissance de paternité devant le tribunal de première instance de Bruxelles.

L'ancien roi, âgé de 82 ans et qui a régné de 1993 à 2013, a toujours refusé de reconnaître qu'il était son père.

Les différentes parties étaient invitées à présenter leurs arguments mardi devant le tribunal lors d'une audience à huis clos. Si Delphine Boël et sa mère étaient bien présentes, le roi Albert, tout comme Jacques Boël, qui a élevé Delphine comme sa fille, étaient représentés par leurs avocats.

La procédure comporte deux étapes: il faut d'abord que Delphine Boël prouve que Jacques Boël, qui l'avait reconnue comme sa fille légitime, n'est pas son père. Puis que la justice établisse si Albert II l'est ou pas.

En septembre 2014, des tests ADN, réalisés à titre privé, avaient déjà révélé que Jacques Boël n'était pas le père biologique de Delphine.

Le tribunal, d'ici un mois, pourrait donc charger un expert de procéder aux analyses de l'ADN d'Albert II et, à nouveau, de Jacques Boël, selon l'agence Belga. La date de l'arrêt n'a pas été fixée.

A l'issue de ces tests, le tribunal trancherait alors sur le fond. Le roi Albert et Jacques Boël ont le droit de refuser ces analyses, mais le tribunal pourra fonder sa décision sur d'autres éléments de preuve comme des photos ou des lettres.

Depuis son abdication en juillet 2013 au profit de son fils Philippe, Albert II est un justiciable comme un autre, ne bénéficiant plus d'aucune immunité.

Albert II avait évoqué en 1999 "la crise" que son couple avait traversé dans les années 1960-70, mais il n'a jamais reconnu que Delphine Boël était sa fille.

Des photos publiées dans la presse belge montrant Albert II en compagnie de Delphine enfant "ne prouvent pas" qu'il est son père, avait expliqué en 2013 l'avocat du Palais royal, Guy Hiernaux.

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