William et Kate à Paris pour célébrer les liens avec la France

17/03/17 à 16:19 - Mise à jour à 16:23

Source: Afp

Le prince William et son épouse Kate débutent vendredi après-midi leur première visite officielle à Paris destinée à souligner les liens entre la France et la Grande-Bretagne, à l'heure où leur pays prépare sa sortie de l'Union européenne.

William et Kate à Paris pour célébrer les liens avec la France

image d'archives © AFP

Le duc et la duchesse de Cambridge, 34 et 35 ans, qui doivent atterrir en milieu d'après-midi, commenceront leur visite par un entretien avec le président François Hollande au Palais de l'Elysée. Ils voyagent sans leurs enfants George et Charlotte, âgés de 3 et 1 ans.

Une réception à l'ambassade de Grande-Bretagne permettra ensuite au couple princier de lancer une initiative franco-britannique, baptisée "Les Voisins", et destinée à souligner les liens qui unissent la France et la Grande-Bretagne, à l'heure où les Britanniques s'apprêtent à déclencher le processus de leur retrait de l'Union européenne.

Plusieurs célébrités sont conviées à cette réception, comme l'actrice britannique Kristin Scott-Thomas qui vit en France, les comédiens français Audrey Tautou ("Le fabuleux destin d'Amélie Poulain"), Jean Reno ("Léon", "Le Grand Bleu", "Les visiteurs"), les navigateurs Armel Le Cléac'h et Alex Thomson, arrivés en tête de la dernière course du Vendée Globe ou encore l'ex-footballeur Robert Pirès, qui a jadis fait les beaux jours du club londonien d'Arsenal.

Le prince, deuxième dans l'ordre de succession à la couronne britannique, et son épouse sont déjà venus à titre privé à plusieurs reprises en France, mais il s'agit de leur première visite officielle à Paris, où la mère de William, Lady Diana, avait péri dans un accident tragique le 31 août 1997.

Ce déplacement "souligne l'importance des relations qui remontent à si longtemps entre la famille royale et la France", a expliqué l'ambassadeur de Grande-Bretagne, Edward Llewellyn, lors d'un point de presse vendredi.

La presse britannique, très mobilisée, interprète la venue du couple princier en France comme le début d'une "offensive de charme" pour consolider les liens entre le Royaume-Uni et le continent, distendus par le Brexit.

William et Kate ont prévu de se rendre en Allemagne et en Pologne en juillet.

Par ce voyage, la Grande-Bretagne entend aussi montrer sa "solidarité" à l'égard de la France, frappée par les attentats, a expliqué M. Llewellyn: "Nous avons toujours été ensemble contre les menaces envers notre liberté", a-t-il insisté.

Le souvenir de Diana

Dans cet esprit, le couple princier se rendra samedi matin dans la cour des Invalides pour rencontrer des personnes blessées lors des récentes attaques terroristes de Paris, des secouristes de la Croix rouge et des anciens combattants.

L'après-midi, William et son épouse se rendront au Stade de France pour assister au match de rugby entre la France et le pays de Galles, en clôture du Tournoi des Six nations. Le prince William y représentera pour la première fois officiellement l'Union du rugby galloise, dont il est récemment devenu le parrain en remplacement de sa grand-mère, la reine Elisabeth II.

La visite ne prévoit aucune commémoration officielle à l'approche du vingtième anniversaire de la mort de Lady Diana. Le prince William avait à peine 15 ans, et son frère Harry 12 ans, lorsque leur mère et son compagnon Dodi Al-Fayed sont morts dans un accident de voiture après une course poursuite avec des paparazzi dans les rues de Paris. Le chauffeur du couple, le français Henri Paul, dont l'enquête avait révélé un taux d'alcoolémie trois fois supérieur au maximum autorisé, était décédé sur le coup.

Cette visite à Paris marque aussi la volonté des jeunes princes et de leur père Charles, héritier du trône, de seconder davantage la reine Elizabeth II, qui fêtera ses 91 ans le 21 avril.

William a annoncé en janvier qu'il abandonnerait cet été son travail de pilote d'hélicoptère-ambulance pour se consacrer pleinement à son rôle de prince. La famille princière doit prochainement quitter sa demeure de Anmer Hall, dans le Norfolk pour sa résidence londonienne du palais de Kensington.

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