Education à la cour, avec ou sans nounous royales ?

06/10/16 à 00:30 - Mise à jour à 11:55

Source: Royals

C'est une évidence. Evitons de se leurrer, de se bercer d'illusions : être une tête couronnée laisse rarement le temps de s'occuper soi-même, à plein temps, de ses propres enfants. Kate et William étaient convaincus du contraire pourtant. Lors de la première grossesse de la duchesse, et durant les premiers mois qui suivirent la naissance du royal bébé, le sourire aux lèvres, mais les yeux de plus en plus cernés, ils ne cessaient de répéter, comme pour mieux s'en convaincre, qu'ils voulaient être les seuls à veiller sur leur fils. Et ce, de jour comme de nuit ! Très vite néanmoins, la réalité a rattrapé le couple princier ; "on peut difficilement être à la fois au four et au moulin", dit l'adage. Il semblerait que le proverbe s'applique également aux souverains de la vieille Europe ! Kate a dû se faire une raison. William aussi. Le coeur lourd mais l'esprit déjà plus apaisé, ils sont partis à la recherche d'une nounou, une vraie perle qui n'a rien à envier à la légendaire Mary Poppins. A leur décharge toutefois, notons que Kate et William, à l'instar de tant d'autres couples royaux et princiers de la nouvelle génération d'ailleurs, mettent tout en oeuvre, et bien plus encore, pour être présents, au maximum, dans la vie et l'éducation de leurs enfants.

Education à la cour, avec ou sans nounous royales ?

Kate voulait absolument élever ses enfants sans avoir recours à des nourrices mais elle a finalement fait appel aux services d'une nounou espagnole, Maria Teresa Turrion Borrallo, lorsque George n'avait que quelques mois. © Isopix/Camera Press/Rota

Nounous royales

On les voit rarement sur les photos, sauf à l'arrière-plan, mais elles sont presque toujours là. Pour essuyer le nez des petits princes, veiller à ce qu'ils se tiennent bien ou les prendre sur leurs genoux pendant que maman et papa sont occupés par des missions représentatives. Discrètes, mais omniprésentes et irremplaçables : les nounous royales.

Jamais ils n'en prendraient, avaient juré Kate et William avant la naissance de George. Une gouvernante pour la maison, oui, mais pas pour les enfants : ils s'en occuperaient eux-mêmes. Pas de nounou qui verrait leur enfant plus qu'eux et qui, peut-être, assisterait avant eux au premier sourire ou aux premiers pas de bébé. Et pourtant : George n'avait que quelques mois quand Maria Teresa Turrion Borrallo, une Espagnole diplômée du prestigieux Norland College - l'Oxford des puéricultrices - a fait son entrée dans la famille princière.

Un exercice d'équilibre périlleux

Barbara Barnes était la nounou de William quand il avait l'âge de George. Elle dormait non loin de lui dans la nursery.

Barbara Barnes était la nounou de William quand il avait l'âge de George. Elle dormait non loin de lui dans la nursery. © .

"La dure réalité est tout simplement qu'un agenda royal ne se concilie pas avec une fonction parentale à temps plein", explique Ingrid Seward, biographe royale. "Les rois et les reines, les princes (héritiers) et les princesses (héritières) ont tant et tant d'obligations qu'une prise en charge constante de leurs enfants encore souvent en bas âge n'est pas un luxe, mais une amère nécessité." Autrement dit : quelqu'un doit veiller à ce que les enfants royaux fassent leurs devoirs, aillent régulièrement chez le dentiste, se couchent à l'heure,... pendant que maman et papa sont à un banquet d'Etat, en voyage à l'étranger ou simplement au travail.

Pas étonnant, donc, qu'une grande intimité se développe entre l'enfant et sa nounou. "William commençait chacune de ses journées par un câlin auprès de Barbara Barnes (sa nounou)", écrit Ingrid Seward dans sa biographie consacrée aux Princes William et Harry de Grande-Bretagne. "Puis, elle s'occupait de son petit-déjeuner. A ce moment-là, sa mère, la Princesse Diana, était également réveillée et William plongeait sur son lit pour le deuxième câlin de la journée." Et quand William se réveillait la nuit à cause d'une douleur ou d'un mauvais rêve, c'était Barbara qui le consolait. "Barbara dormait dans une chambre près de William et contrairement à Diana, elle n'avait pas besoin de petits sommes pour garder la forme", ajoute Seward.

Coup bas

Quand on n'a pas grandi dans un monde de nourrices et de gouvernantes, ce genre de chose peut sembler étrange. Els Vandewijngaerden, ancienne nounou au service de la Princesse Astrid, a un jour offert quelques révélations. "Quand les enfants avaient un cauchemar, c'était chez moi qu'ils venaient frapper", expliquait-elle au quotidien flamand Het Nieuwsblad en 2008. "Astrid n'aurait pas apprécié qu'ils viennent pleurer chez elle."

Els Vandewijngaerden a travaillé pendant un an - en 1995 - en tant que gouvernante de la famille de la Princesse Astrid après la naissance de Luisa Maria. Elle s'occupait des quatre enfants princiers avec une autre gouvernante. "En fait, à nous deux nous remplacions leur mère et leur père", poursuivait Els Vandewijngaerden. "Nous dormions là-bas, nous devions toujours être disponibles." En raison de leurs nombreuses obligations, les princes avaient peu de temps pour leurs enfants. "Luisa Maria avait dix jours quand la Princesse Astrid a dû se rendre en visite officielle en Amérique. Le bébé est resté avec nous. L'allaitement maternel n'a duré que quelques jours. Notre rôle consistait vraiment à éduquer les enfants. Astrid y était habituée, mais pour moi c'était difficile à accepter. Quand votre enfant mange sa première panade de fruits ou fait ses premiers pas, c'est quand même quelque chose de spécial." Luisa Maria connaissait Els mieux que sa propre mère. "Il est arrivé qu'elle commence à pleurer quand sa mère voulait la prendre. Elle ne la connaissait pas vraiment. La Princesse Astrid paniquait un peu parce qu'elle ne savait pas comment s'y prendre."

Els Vandewijngaerden attribuait certaines choses à la relation qui existait entre Astrid et sa mère Paola, qui - ce n'est un secret pour personne - était tout sauf une mama italienne. Au cours des années durant lesquelles Albert et son épouse se sont éloignés l'un de l'autre, les enfants ont très souvent été confiés à des nourrices et à des employés. La Princesse Astrid a fait savoir par l'intermédiaire d'un communiqué du Palais qu'elle considérait les déclarations de l'ancienne nounou comme une "attaque injuste quant à la manière dont elle accomplit son rôle de mère de cinq enfants". Et le Palais d'ajouter : "Concilier la maternité et les activités professionnelles et officielles est peu évident pour de nombreuses femmes. La Princesse Astrid fait de son mieux pour éduquer ses enfants et être présente à leurs côtés, sans négliger ses obligations en tant que membre de la famille royale." L'ancienne gouvernante a présenté ses excuses, et quand on voit aujourd'hui Astrid avec ses enfants devenus adultes, on peut se demander si ce n'était pas là beaucoup de bruit pour rien.

Une révolution au Palais ?

"Plus on remonte dans le temps, plus la nounou était importante", explique Ingrid Seward. "Dans certains cas, elle endossait même quasi totalement le rôle maternel." Elizabeth, qui est devenue reine en 1952 à l'âge de 26 ans, était presque en permanence accaparée par ses nouvelles responsabilités. Audiences, affaires d'Etat : tout cela l'absorbait complètement. Le Prince héritier Charles voyait sa mère tous les jours une heure le matin et le soir. La souveraine s'asseyait sur un tabouret dans la salle de bains et regardait la gouvernante donner le bain au successeur au trône. Une génération plus tard, Diana baignait elle-même ses fils et Charles était raillé par son père parce qu'il refusait les activités officielles qui tombaient en même temps que les heures de bain de William.

Parfois, il faut un étranger pour faire souffler un vent frais sur les palais où règnent depuis la nuit des temps des règles aristocratiques séculaires. Un exemple ? La Princesse Grace de Monaco, Américaine de naissance, avait bien une nounou pour ses enfants - la Britannique Maureen King - mais elle ne voulait pas trop laisser à d'autres le soin de les materner. Une nouvelle façon d'officier à laquelle le Prince Rainier a dû s'habituer, lui qui avait grandi avec des parents absents. "Mes deux parents, même s'ils étaient très occupés, s'impliquaient beaucoup dans la vie de famille", a un jour expliqué la Princesse Caroline à ce sujet. "Ils nous mettaient au lit ce qui, à l'époque, était presque révolutionnaire dans ces milieux-là. Nous mangions aussi ensemble alors que la coutume voulait que les enfants prennent leurs repas avec leur gouvernante."

Des parents impliqués dans l'éducation de leurs enfants

Mathilde essaie de tout mener de front mais a fait appel aux services de Fia quand Elisabeth et Gabriel étaient petits. Sur cette photo, la nourrice pose avec les enfants au mariage d'Elisabeth, la soeur de la souveraine belge, le 22 juillet 2006.

Mathilde essaie de tout mener de front mais a fait appel aux services de Fia quand Elisabeth et Gabriel étaient petits. Sur cette photo, la nourrice pose avec les enfants au mariage d'Elisabeth, la soeur de la souveraine belge, le 22 juillet 2006.

Au sein de la génération actuelle, on constate que la nourrice remplit surtout un rôle de soutien et d'appoint. La plupart des têtes couronnées veulent prendre part au maximum à l'éducation de leurs enfants. Si on ne sait pas grand-chose des gouvernantes de Laeken - pour les nounous, la cour faisait souvent appel au centre De Hummeltjes à Hasselt-, c'est parce que leur rôle est extrêmement limité. Il n'y a pas de nounou qui réside au palais, et c'est Mathilde qui supervise les devoirs des enfants, beurre les tartines, organise les fêtes d'anniversaire, fait la lecture, donne les câlins et réconforte. Le Roi Philippe, aux dires de son épouse, est quant à lui un "papa gâteau".

Autre évolution : aujourd'hui, les nourrices et les gouvernantes sont rarement plus de quelques années au service d'une famille royale ; elles ne restent plus comme avant jusqu'au 18e anniversaire de leur pupille voire, dans le cas de la Reine Elizabeth II, jusqu'à son mariage. Pourquoi ? Parce que l'on veut éviter que les enfants s'attachent trop à elles. Un attachement pourtant inévitable selon Hansje Görtz, ancienne nourrice de la famille royale des Pays-Bas et maintenant gérante de sa propre affaire, Görtz & Crown. "Il n'y a pas à aller à l'encontre de l'attachement d'un enfant pour quelqu'un qui s'occupe beaucoup de lui et de son éducation. Il faut vraiment que les parents en tiennent compte. Il est important que la nourrice forme une équipe avec les parents et qu'il n'y ait pas de compétition. De son côté, la nounou doit aussi expliquer aux enfants que ce sont les parents qui priment, et elle doit toujours parler d'eux de façon positive. Il s'agit par ailleurs d'impliquer les parents dans tout, même s'ils ne sont pas là. Et si l'enfant accourt quand même en premier lieu auprès de sa nounou pour être consolé s'il s'est fait mal, il est important de le prendre dans ses bras et de l'amener à ses parents pour que ceux-ci puissent le réconforter sans pour autant qu'il se sente rejeté."

Question de confiance

Il arrive - rarement - qu'une nourrice doive par la force des choses remplacer la maman. Fin 1935, le Palais royal de Belgique publie dans le quotidien Nieuwe Rotterdamsche Courant l'annonce suivante : "Famille patricienne belge cherche gouvernante." A la suite du décès de la Reine Astrid, la famille royale cherche pour Baudouin - alors âgé de cinq ans - une gouvernante qui le familiariserait par ailleurs avec le néerlandais. Diplômée en pédagogie, Margaretha (Greetje) de Jong compte parmi les 250 candidates qui répondent à l'annonce. Quand elle rencontre le Roi Léopold au Palais de Laeken pour l'ultime épreuve de sélection, la Reine Elisabeth, mère du souverain, est également présente.

Beaucoup plus tard, Margaretha de Jong fait part de ses souvenirs quant à sa première rencontre avec Baudouin. "J'étais dans la salle de bains quand le roi est entré, tenant par la main un petit garçon intimidé. J'ai vu son visage fermé qui m'examinait avec anxiété, et je crois que je le regardais de la même manière. Des mois plus tard, Baudouin m'a dit : "Vous rappelez-vous vos pensées lorsque vous m'avez vu pour la première fois ?" J'ai répondu que non, je ne m'en souvenais pas, et il a ajouté : "Vous pensiez : j'espère que nous allons beaucoup nous aimer. Et nous nous aimons vraiment bien, n'est-ce pas ?" Margaretha de Jong restera jusqu'à sa mort une personne de confiance pour Baudouin.

Des nounous issues du cercle de connaissances des parents

Parfois, il suffit d'une simple annonce pour trouver la nourrice idéale. Et parfois, l'histoire familiale se répète. Avant de s'adjoindre les services de Maria Teresa Turrion Borrallo, William et Kate ont fait appel à Jessie Webb, l'ancienne nounou de William qui avait succédé à Barbara Barnes. Mais comme celle-ci avait déjà 70 ans, elle a demandé que cette mission soit seulement temporaire.

Estelle de Suède aime beaucoup accomplir des activités avec Katie. Sur cette photo, elles passent visiblement toutes deux un excellent moment.

Estelle de Suède aime beaucoup accomplir des activités avec Katie. Sur cette photo, elles passent visiblement toutes deux un excellent moment.

Pour sa petite Estelle, la Princesse héritière Victoria de Suède a d'abord contacté l'illustre agence londonienne Eden, à laquelle les Princesses Mette-Marit de Norvège et Mary de Danemark se sont également adressées. L'annonce publiée sur le site Internet de l'agence indiquait que la nourrice gagnerait 3 000 euros par mois et aurait à sa disposition un flat et un véhicule. Quand la presse s'est penchée sur cette annonce, l'agence l'a retirée et Victoria s'est tournée vers une ancienne connaissance. Elisabeth Zimmerman (65 ans) s'était occupée entre 1979 et 1991 des trois enfants du Roi Carl Gustaf et de la Reine Silvia. "Une nouvelle maternité, c'est une chose si prenante qu'il n'est pas rare de voir les enfants princiers - devenus adultes - recourir à quelqu'un qu'ils connaissent depuis leur jeunesse", explique Ingrid Seward. "Dans ce cas, les qualifications ne sont pas si importantes, c'est la confiance qui prime."

Le petit Christian de Danemark se sentait en sécurité dans les bras de Mette, sa nourrice.

Le petit Christian de Danemark se sentait en sécurité dans les bras de Mette, sa nourrice.

Polyvalente

Maria Teresa Turrion Borrallo, la célèbre nounou, sort donc du prestigieux Norland College. La formation, qui dure trois ans, coûte environ 45 000 euros, et récemment ont été ajoutés au curriculum des arts de combat comme le taekwondo ainsi que de la conduite sportive. Cette dernière servirait surtout à semer les paparazzis.

Pourtant, la qualité première d'une nourrice royale, ce n'est ni la conduite musclée, ni l'amour des enfants, mais... la discrétion. Quand vous êtes une royale nanny, vous plongez littéralement dans la vie privée des têtes couronnées - vous allez en vacances avec eux, vous faites partie du cercle familial, vous êtes témoin de disputes et de conflits - et il est capital que vous gardiez le silence sur ce que vous voyez et entendez. Sinon, le retour de flamme peut être impitoyable.

Jusqu'à la tombe

C'est ce qu'a vécu Marion Crawford, alias Crawfie, qui a été la gouvernante d'Elizabeth et de Margaret pendant des années, quand elle a publié en 1950 une série d'articles sur ses expériences dans le magazine américain Ladies' Home Journal. Elle n'y dévoilait aucun secret, au contraire. Le ton était mielleux et le contenu du style : "Quand les petites princesses sont lavées et qu'elles viennent dire bonsoir en pyjama, elles ne font aucune histoire pour pouvoir rester un peu plus longtemps. Juste rire des plaisanteries de maman, recevoir un dernier baiser de papa et puis deux voix de petites filles qui entonnent joyeusement dans l'escalier : Bonne nuit maman, bonne nuit papa !"

Rien de bien explosif et pourtant, la famille royale s'est sentie trahie parce que Crawfie s'était entretenue avec la presse sans l'en informer et qu'elle avait "vendu la mèche". Elle a été congédiée, a dû quitter son habitation et plus aucun membre de la famille royale ne lui adresserait jamais la parole. Crawfie n'a plus jamais reçu aucune invitation et a disparu de toute discussion. Elle a tout simplement cessé d'exister.

Rotation

Ancienne nourrice d'Amalia, Alexia et Ariane, Hansje Görtz a ouvert une agence de formation et d'intermédiation pour nurses. Eveline van den Bent (voir photo) est entrée au service des souverains comme nounou et est ensuite devenue leur assistante personnelle. Pour éviter que les enfants ne s'attachent à leur nounou, celle-ci s'occupe d'eux pendant environ deux ans et est ensuite remplacée. Willem-Alexander veut éviter à tout prix que ses enfants soient aussi malheureux qu'il l'a été. Petit, il s'est enfui lorsqu'il a vu sa mère arriver à l'aéroport de Schiphol. Sa nounou a dû le consoler et Beatrix, devenue une véritable étrangère pour lui, n'a pu s'approcher de son fils.

Ancienne nourrice d'Amalia, Alexia et Ariane, Hansje Görtz a ouvert une agence de formation et d'intermédiation pour nurses. Eveline van den Bent (voir photo) est entrée au service des souverains comme nounou et est ensuite devenue leur assistante personnelle. Pour éviter que les enfants ne s'attachent à leur nounou, celle-ci s'occupe d'eux pendant environ deux ans et est ensuite remplacée. Willem-Alexander veut éviter à tout prix que ses enfants soient aussi malheureux qu'il l'a été. Petit, il s'est enfui lorsqu'il a vu sa mère arriver à l'aéroport de Schiphol. Sa nounou a dû le consoler et Beatrix, devenue une véritable étrangère pour lui, n'a pu s'approcher de son fils. © .

Il arrive que les parents - surtout les mamans - soient jaloux des liens qui se tissent entre leur enfant et la nounou. Diana a congédié Barbara Barnes lorsque William a fait son entrée à l'école maternelle. Quatre ans étaient suffisants, selon elle. Le Prince William l'adorait : la nourrice a d'ailleurs compté parmi les invités d'honneur au mariage du jeune homme. Plus tard, Diana ferait preuve de jalousie quand Charles, qui entre-temps était devenu son ex-mari, embaucherait une gouvernante pour ses enfants (alors âgés de 13 et 11 ans). Tiggy Legge-Bourke était une jeune femme espiègle et passionnée d'aventure. "Je leur donne ce dont ils ont besoin à cet âge-là : de l'aventure, de l'action et beaucoup d'air frais", expliquerait la nounou. "Diana leur donne du pop-corn pour regarder la télé."

Il existe une autre façon de veiller à ce que les enfants ne s'attachent pas trop à leur nourrice : en changer rapidement. Il est de notoriété publique, par exemple, que la Reine Máxima engage toujours deux nourrices - une néerlandophone et une hispanophone - pour s'occuper de ses trois enfants, mais jamais pour plus de deux années...

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