On se régale à Liège à l'occasion des Epicuriales
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On se régale à Liège à l'occasion des Epicuriales
04916932016-04-20 10:19:342016-04-20 10:20:41BelgaPas de parutionNormalArticleLe Vif Weekend Par Le Vif WeekendCulinaireLeVif Weekend

On se régale à Liège à l'occasion des Epicuriales

Avec pour parrain de le chef parisien Jean-Marc Notelet (La Caïus, Paris, 17e), cette 12e édition du festival gastronomique "Les Epicuriales" se déroulera du 12 au 16 mai 2016. Un week end durant lequel les restaurateurs et traiteurs venus de toute la région liégeoise investiront quinze tentes qui seront installées entre le Perron et la Place Saint-Lambert.

yesAurélie Wehrlin2016-04-20 10:20:00http://weekend.levif.be/lifestyle/culinaire/on-se-regale-a-liege-a-l-occasion-des-epicuriales/article-normal-491693.htmlhttp://m.weekend.levif.be/lifestyle/culinaire/on-se-regale-a-liege-a-l-occasion-des-epicuriales/article-normal-491693.htmlhttp://weekend.levif.be/lifestyle/culinaire/http://m.weekend.levif.be/lifestyle/culinaire/
On se régale à Liège à l'occasion des Epicuriales

Le festival de la gastronomie est né en 2004 et ne désemplit pas. Onze adresses liégeoises de cuisiniers seront représentées. "Les Epicuriales donnent un beau rayonnement à la gastronomie liégeoise. C'est une vraie fête des saveurs tant pour la chaire que pour les spécialités belges comme la bière", explique le premier Echevin de la ville de Liège, Michel Firket.

DR

Un "Beer Lovers Marathon" sera d'ailleurs organisé en association avec le "Beer Lovers Festival" qui investira la dalle de la Place Saint-Lambert le même week-end. Le périmètre piétonnier sera dès lors agrandi.

Cette année, l'invité d'honneur sera Jean-Marc Notelet, qui viendra de Paris pour présenter sa cuisine, ses connaissances en chimie alimentaire et sa passion des épices. "La cuisine, c'est un apprentissage, un métier qu'il faut vivre avec humilité. Ce qui compte, c'est le goût et il est important de comprendre d'où viennent les saveurs", commente le chef du Caïus.

Le chef participera aux "combats de chefs" organisés chaque jour et proposera des repas tous les soirs à 20h00 sous "La Tente des Grands Chefs".

Le programme complet des activités, animations et dégustations est à découvrir sur le site internet officiel du festival: www.epicuriales.be.

129weekend-le-vifWeekend Le Vifreporter<p> </p>http://weekend.levif.be/lifestyle/auteurs/le-vif-weekend-129.htmlhttp://m.weekend.levif.be/lifestyle/auteurs/le-vif-weekend-129.htmlEpicurialesLiègerestaurateursbeer loverfestival gastronomique
Le Brussels Beer Challenge se tiendra à Louvain le week end de Toussaint
Le Brussels Beer Challenge se tiendra à Louvain le week end de Toussaint
Le Brussels Beer Challenge se tiendra à Louvain le week end de Toussaint
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Le Brussels Beer Challenge se tiendra à Louvain le week end de Toussaint
03501292014-10-24 16:28:122014-11-18 14:23:492014-10-24 16:28:11WeekendPas de parutionNormalArticleLe Vif Weekend Par Le Vif WeekendCulinaireLeVif Weekend

Le Brussels Beer Challenge se tiendra à Louvain le week end de Toussaint

Louvain accueillera bien la troisième édition du concours Brussels Beer Challenge (BBC), du vendredi 31 octobre au dimanche 2 novembre. Le festival pour le grand public, initialement programmé dans l'après-midi du 2 novembre, est par contre annulé, annoncent vendredi les organisateurs.

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Le Brussels Beer Challenge se tiendra à Louvain le week end de Toussaint

Après Bruxelles et Liège, le Brussels Beer Challenge prend ses quartiers à Louvain. Une soixantaine d'experts brassicoles internationaux départageront 750 bières provenant des quatre coins du globe. A l'issue de deux jours de dégustation, les meilleures bières de chaque catégorie seront récompensées.

Pour associer le grand public à un tel événement, un festival de bières comptant une trentaine de stands devait se tenir dans l'ancienne salle de brassage de la Stella Artois, aujourd'hui reconvertie en un lieu d'événements, De Hoorn. Les organisateurs de ce Leuven Bierfestival ont toutefois annoncé vendredi son annulation. Ils disent ne pas être découragés et étudier déjà les diverses possibilités pour l'avenir avec l'objectif d'organiser une première édition l'an prochain.

129weekend-le-vifWeekend Le Vifreporter<p> </p>http://weekend.levif.be/lifestyle/auteurs/le-vif-weekend-129.htmlhttp://m.weekend.levif.be/lifestyle/auteurs/le-vif-weekend-129.htmlbrasserie bière Louvain beer lover
Bière: les bières spéciales attirent toujours plus les Belges
Bière: les bières spéciales attirent toujours plus les Belges
Bière: les bières spéciales attirent toujours plus les Belges
Bière: les bières spéciales attirent toujours plus les Belges
Bière: les bières spéciales attirent toujours plus les Belges
Bière: les bières spéciales attirent toujours plus les Belges
Bière: les bières spéciales attirent toujours plus les Belges
Bière: les bières spéciales attirent toujours plus les Belges
03455532013-06-07 15:41:232014-11-18 14:16:392013-06-07 15:41:22WeekendPas de parutionNormalArticleMichel VerlindenPar Michel VerlindenCulinaireLeVif Weekend

Bière: les bières spéciales attirent toujours plus les Belges

Les amateurs de bière se tourneraient plus volontiers qu'avant vers les bières spéciales, selon le baromètre réalisé en avril par le Beer&Society Information Center.

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Bière: les bières spéciales attirent toujours plus les Belges

Si la pils est toujours première dans le coeur des Belges, les bières spéciales et régionales ont de plus en plus la cote. Selon l'étude, la pils est passée de 39,4% des suffrages en 2012 à 27,3% cette année, quand les bières spéciales gagnent de 1,5 à près de 7 points de pour cent (ppc) par rapport à 2012. Les trappistes récoltent 17,8%, soit 3ppc de plus qu'en 2012.

Les bières d'abbaye augmentent timidement pour passer à 16,4% des suffrages en 2013, soit 1,5ppc de plus que l'année passée. Enfin, ce sont les bières régionales qui attirent plus de monde, passant de 7,8% en 2012 à 14,5% des suffrages en 2013, soit une augmentation de 6,7% ppc.

Au restaurant, on remarque que la bière prend du terrain sur le vin, même si ce dernier reste en tête des préférences (62,5% pour le vin contre 30,5% pour la bière).

Pour la grande majorité des répondants, la bière reste la boisson favorite lorsqu'ils se retrouvent entre amis, au café ou lors de fêtes. Elle fait partie intégrante de l'art de vivre "à la belge".

Les amateurs de bière expriment par ailleurs, toujours au travers de ce baromètre, une certaine forme de solidarité avec le secteur horeca, confronté actuellement à de nombreuses fermetures de commerces. Trois quarts des personnes sondées considèrent que les autorités devraient prendre des mesures pour préserver les cafés.

Depuis l'interdiction d'arrêter de fumer dans les cafés, le 30 juin 2011, "environ 2.500 ont dû mettre la clé sous la porte", explique Erik Beunckens, administrateur délégué de la FedCaf (Fédération des Cafetiers de Belgique), et cela désole 81,3% des répondants volontaires. Les Flamands sont les plus déçus: 88,1%, pour 68,5% des francophones.

Près de 5.000 internautes se sont manifestés pour participer à ce baromètre.

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Bière: la tendance est à l'amer
Bière: la tendance est à l'amer
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Bière: la tendance est à l'amer
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Bière: la tendance est à l'amer
Bière: la tendance est à l'amer
Bière: la tendance est à l'amer
03452992013-05-13 12:39:302014-11-18 14:16:242013-05-13 12:39:29WeekendPas de parutionNormalArticleMichel VerlindenPar Michel VerlindenCulinaireLeVif Weekend

Bière: la tendance est à l'amer

L'amertume a désormais la cote auprès des amateurs. Dès lors, un nombre croissant de brasseries s'engouffrent dans cette brèche particulièrement prometteuse en termes d'image. L'amer, le nouveau goût du jour ?

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Bière: la tendance est à l'amer

"Bitter is the new sweet" - "L'amer est le nouveau sucré" -, la phrase est aujourd'hui sur toutes les lèvres des gourous du marketing. Dans un marché qui a longtemps juré que par le sucre, l'amer sonne comme la promesse inespérée d'un renouveau. Fer de lance de la promotion de cette saveur qui heurte pourtant certains palais, la bière s'affiche comme un produit dont les racines sont historiquement liées à l'amertume.

Il en est ainsi de la célèbre India Pale Ale (IPA) - pour n'évoquer que cet exemple - créée par les brasseurs britanniques afin de désaltérer l'Armée des Indes. Fortement houblonnée - pour rappel, c'est le houblon qui confère arôme et amertume à la bière - en vue de supporter les longs voyages par mer sous des climats chauds, l'IPA fait figure de référence pour de nombreux brasseurs actuels.

INDICES IBU ET EBU

Indices tangibles de l'engouement généré autour de cette nouvelle voie gustative : le EBU (European Bitterness Unit) et le IBU (International Bitterness Unit) (photo ci-contre) qui servent à quantifier l'amertume, d'une manière fort proche, en usant d'une unité de poids par million d'isohumulones (NDLR : alpha-acides à la saveur amère). En clair, plus l'IBU ou l'EBU est élevé, plus la bière est amère.

Depuis peu, une nouvelle génération de consommateurs - pour qui cette mesure est capitale - a vu le jour. Pour elle, un Orval - dont l'IBU est d'environ 28 - constitue une sorte de seuil en dessous duquel la dégustation ne vaut pas le détour. Cette attitude plutôt radicale surprend quand on sait que les pils les plus vendues en Belgique ne dépassent pas les 10 IBU. Jacques, un amateur croisé lors d'une dégustation, commente : "Ces nouveaux amateurs de bière ont un impact sur le marché, ils tirent les IBU vers le haut. Certains brasseurs élaborent des produits - rien que pour leur plaire - sur lesquels ils font figurer le nombre d'unités. Plus l'IBU est élevé, plus la bière possède une image "zéro compromis" et "puriste" qui attire d'autres consommateurs via les réseaux sociaux. Ces derniers temps, on a pu voir des bières qui dépassaient les 100 IBU. À mon sens, c'est n'importe quoi".

Face à cette spirale de l'amertume, un expert comme Christophe Gillard du magasin arlonais Mi-Orge Mi-Houblon en appelle à la raison : "Il faut garder la notion d'équilibre. Celle-ci doit rester un pilier. L'amertume c'est bien mais ça peut également avoir ses travers. Un bon brasseur sait qu'il ne doit jamais perdre de vue la globalité du goût ainsi que sa constance."

L'AMER À BOIRE

La folie de l'amertume ne serait-elle que le fait de quelques allumés du houblon ? Pas vraiment. Pour preuve, une enseigne grand public comme Delhaize a lancé il y a peu, trois nouvelles bières emblématiques de cette montée en puissance. Présentée en série limitée au début de l'année 2013, la gamme Xtreme Hop s'est taillé une place de choix en supermarché. Le pitch ? "Trois bières brassées de la même façon mais contenant chacune une variété de houblon caractérisé par un arôme prononcé et/ou une teneur très élevée en matières amères : Citra, Sorachi Ace & Colombus", commente-t-on du côté de l'enseigne au lion. A titre d'exemple particulièrement révélateur, la bière brassée à base de Colombus, une variété relativement jeune d'houblon américain, affiche un EBU de 75... du jamais vu en grandes surfaces. Le tout pour des notes de dégustation "terriennes et épicées, parfois résineuses avec des notes d'agrumes".

Autre fait révélateur, le lancement en 2007 par le groupe Duvel-Moortgat de la Tripel Hop, bière chargée en houblon à l'amertume prononcée - aux alentours de 44 IBU - qui contribue à faire évoluer l'image de la brasserie davantage dans l'esprit actuel.

Avant que ce réel engouement pour l'amertume ne se déclenche, quelques microbrasseries s'étaient déjà lancées dans l'aventure avant les autres. Il en fut ainsi pour la Brasserie de la Senne - emmenée par Yvan De Baets et Bernard Leboucq - pour qui l'amertume a toujours représenté une forme de résistance au système. "Nous avons commencé à brasser dans des casseroles pour sustenter notre soif d'amertume, explique De Baets. Depuis les années 1950, l'industrie agroalimentaire s'est rendu compte qu'en ajoutant du sucre dans nos aliments, elle allait parler à un de nos instincts les plus irrépressibles. Dans ce contexte, il fallait que certains résistent à cette standardisation du goût en faisant la promotion des goûts acquis - l'amer, l'acide... - au détriment des goûts innés - le sucré et le gras."

Parmi les pionniers de l'amertume, impossible de ne pas citer la brasserie De Ranke à Dottignies. Nico Bacelle et Guido Devos, les deux fondateurs, ont été les premiers à oser, à la fin des années 1990, un IBU de 65 unités avec leur XX Bitter. Fabriquée à base de malt pâle et d'un grand nombre de cônes de houblon - de type Brewers Gold et Hallertau -, cette bière a été historiquement la première en Belgique à renouer avec une authenticité amère, celle d'avant le sucre et la "société de consolation".

www.brasseriedelasenne.be

www.deranke.be

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Bière: les "beer lovers", une nouvelle génération d'amateurs
Bière: les "beer lovers", une nouvelle génération d'amateurs
Bière: les "beer lovers", une nouvelle génération d'amateurs
Bière: les "beer lovers", une nouvelle génération d'amateurs
Bière: les "beer lovers", une nouvelle génération d'amateurs
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Bière: les "beer lovers", une nouvelle génération d'amateurs
Bière: les "beer lovers", une nouvelle génération d'amateurs
03450532013-04-17 09:59:242014-11-18 14:15:582013-04-17 09:59:23WeekendPas de parutionNormalArticleMichel VerlindenPar Michel VerlindenCulinaireLeVif Weekend

Bière: les "beer lovers", une nouvelle génération d'amateurs

Ce nouveau profil de consommateurs surinformés essaime aux quatre coins de la Toile. Et il contribue largement à l'engouement autour de la bière.

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Bière: les "beer lovers", une nouvelle génération d'amateurs

Si le Belge affectionne indubitablement la bière - dans des statistiques parues en 2010, il figurait dans le top 10 du classement de la consommation mondiale avec une moyenne de 98 l par an et par habitant (1) -, il s'en est peu à peu remis aux saveurs souvent uniformes des brassins concoctés par les grands groupes industriels... Bonne nouvelle, le goût pour la diversité et le produit artisanal est en train de renaître.

Pour comprendre cet essor, il faut aussi se tourner vers une nouvelle génération de consommateurs, dont l'âge est compris entre 25 et 35 ans, qui s'est prise de passion pour l'orge et le houblon. Nom de code ? Les beer lovers.

Profil ? Très souvent universitaire. Ces fanatiques ont découvert les plaisirs de la bière dans les bars étudiants lors de leurs études. En bons diplômés, ils n'entendaient pas en rester là...

GÉNÉRATION Y Pour mieux comprendre le phénomène, on n'hésitera pas à faire référence à la fameuse Génération Y - les "Yers", comme on les appelle - dont les beer lovers possèdent de nombreuses caractéristiques. Pour rappel, cette génération née au début des années 1980 a ceci de particulier qu'elle n'a pas expérimenté les rites de passage à l'âge adulte, raison pour laquelle on l'appelle aussi Génération Peter Pan. N'empêche, elle s'est constituée une identité culturelle forte.

Tout comme les Yers, les beer lovers sont surinformés. Normal quand on sait que le "Y" qui leur est accolé fait écho à la lettre anglaise "y" qui se prononce comme le mot "why" signifiant "pourquoi". C'est que cette génération refuse d'ingurgiter des données sans les comprendre. Elle fouille, elle cherche, elle remue, questionne... jusqu'à connaître les dessous des choses.

En clair, pas moyen de la duper. Emanuele Corazzini de NovaBirra, une microbrasserie du Brabant wallon, confirme : "Ce sont des consommateurs difficiles, beaucoup connaissent les processus de fabrication de la bière, on ne leur vend pas n'importe quoi, cerise sur le gâteau, ils n'ont pas leur pareil pour dénicher les informations. Ils passent beaucoup de temps sur des sites comme Ratebeer.com, c'est une mine d'or dans laquelle on peut apprendre tout sur n'importe quelle bière, depuis la brasserie qui la produit, jusqu'aux commentaires de dégustation les plus pointus".

"Ils passent leur temps sur Internet", la phrase est lâchée. La Génération Y est également identifiée en raison de son caractère "digital native". En clair, les 25 - 35 ans sont "nés avec l'ordinateur" et considérés comme naturellement plus à l'aise que leurs aînés avec les technologies de l'information, Internet en particulier. Cette aisance technophile se traduit par l'utilisation systématique d'applications permettant aux beer lovers d'améliorer leurs connaissances en matière de bière en sollicitant la communauté des amateurs à travers les réseaux sociaux.

Autre signe distinctif qui l'apparente au "Yers", le beer lover est résolument mobile. Ce nomadisme inné le pousse à voir plus loin que le bout de son nez. Ainsi en est-il de Matthieu, 27 ans, ingénieur chimiste, qui organise régulièrement des week-ends en province du Luxembourg ou en Hainaut afin de découvrir de nouvelles brasseries avec ses amis. "Le jeu consiste à mettre la main sur une bière inconnue derrière laquelle se trouve une microbrasserie bien de chez nous. On prend alors rendez-vous pour organiser une visite en groupe. Sur place, on apprend tout du processus de fabrication, de l'histoire de la brasserie, du positionnement marketing...", commente ce chercheur.

Dernière caractéristique significative, le beer lover partage également avec le "Yers" une propension à mettre la main à la pâte. Intimement lié à son besoin de tout savoir, cette attitude "DIY" - "Do it yourself", un nom qui désigne le syndrome du "c'est moi qui l'ai fait" qui permet de se réconcilier avec soi-même en sortant de la spirale de l'achat compulsif - le pousse à brasser sa propre bière dans sa cuisine, même si celle-ci laisse souvent à désirer.

D'ICI ET D'AILLEURS Basé à Arlon, Tom Wuyts est le prototype même du beer lover made in Belgium. Originaire de Malines, ce passionné s'est initié à la bière en deux temps. "Mon père était fan de bières. Il avait une culture assez classique : Chimay, Orval, Westmalle... Il m'a fait faire mes premiers pas, j'avais 18 ans. Par la suite, je suis allé à Anvers, au Café Kulminator, une adresse proposant quelque 600 références de bières venues du monde entier. Le patron a une cave de folie dans laquelle on trouve par exemple des Chimay de 1978. J'étais fasciné même si je n'étais pas en mesure de tout apprécier, c'était tout un univers qui se déroulait devant moi", commente Tom Wuyts.

Petit à petit, le beer lover affine ses connaissances avec deux amis qui partagent son engouement pour le jus de houblon. "Ensemble, nous avons entamé une formation technique pour apprendre à brasser... ce que nous ne nous privons pas de faire dans la cuisine de l'un ou de l'autre.

Nous fréquentons également les festivals, pas seulement en Belgique, nous nous déplaçons au Danemark ou aux Pays-Bas. L'effervescence autour de la bière est telle en ce moment qu'il faut faire vite. Les tickets d'un événement comme le Copenhague Beer Celebration, qui est un peu La Mecque des amateurs, se vendent en seulement 4 jours. Pour être sûr d'en avoir, il faut veiller devant son écran", s'emballe cet informaticien de 31 ans.

En phase avec les profils évoqués, cette passion pour la bière passe par les nouvelles technologies. "Je me sers beaucoup de l'application Untappd sur iPhone. Elle permet d'être en contact avec des passionnés du monde entier. Un peu comme Foursquare, le principe de ce logiciel est de faire voir aux autres ce que vous buvez et où vous le buvez. Il y a un côté un peu addictif dans la mesure où vos dégustations sont comptabilisées. Pour ma part, en 2012, j'ai un total de 415 bières dégustées. Sinon, je consulte des sites comme RateBeer ou BeerAdvocate... mais c'est un peu trop américain pour moi", conclut Wuyts.

IN THE USA Un autre type de beer lover fait beaucoup parler de lui, le beer lover venu des Etats-Unis dont le profil enthousiaste profite tout particulièrement à la bière belge. Ainsi en est-il de Greg Gaughan, comptable de 37 ans basé à Paoli, en Pennsylvanie. "C'est en 2000 que je me suis initié à la bière artisanale. J'étais en poste à Utrecht aux Pays-Bas. Avec des collègues et d'autres expats, nous avons découvert quelques magnifiques bières belges : Orval, Duvel, la Saison Dupont - la bière que je choisirais si je devais aller sur une île déserte - et Cantillon. De retour aux Etats-Unis, j'ai jeté un autre regard sur la bière. Désormais, quand je choisis un restaurant ou un bar, c'est en fonction de la bière qu'on y sert", explique celui qui se décrit comme un "beer enthusiast".

L'enthousiasme de Greg Gaughan se mesure très concrètement, l'homme n'hésitant pas à avaler des kilomètres pour satisfaire sa passion. "Quand j'étais en poste au Luxembourg, c'était en 2010, je me souviens d'un week-end où j'ai pris un avion pour Bologne uniquement parce que l'on m'avait parlé d'un petit bar perdu dans la montagne, le Goblin Pub, qui était réputé pour sa sélection de bières belges et allemandes. L'année d'après, avant d'assister au Alvinne Craft Beer Festival dans les environs de Bruges, j'ai fait un détour d'un jour à Helsinki, juste parce que deux pubs y sont réputés pour avoir des lambics que Cantillon produit spécialement pour eux", sourit Gaughan.

Coté technologie, l'Américain n'est pas à la traîne. "Je me sers beaucoup d'Internet - en particulier Google Maps et Facebook - pour localiser certaines bières ou brasseries. J'emploie également des applications telles que Find Craft Beer et RateBeer Places dans la même optique. Dans la mesure où j'ai une femme et un enfant, j'essaie en semaine de ne pas passer plus de 30 minutes à lire les actualités de ce secteur. Je prends plus de temps le week-end. Ne serait-ce que pour gérer ma cave qui panache des bières d'un peu partout : Etats-Unis, Belgique, Grande-Bretagne, Scandinavie... Le coeur de celle-ci étant constitué de bouteilles qui supportent le vieillissement, soit des lambics, des stouts impériaux et des barley wine (NDLR : soit des "vins d'orge", un type de bière à fermentation haute caractérisée par un haut degré d'alcool)", précise Gaughan.

CARICATURE Si le beer lover est apprécié dans le monde de la bière, il n'en est pas de même pour le "beer geek", sorte de caricature dévoyée de celui-ci. Souvent Scandinaves mais également originaires d'Europe de l'Est et du monde anglo-saxon, ces fondus de houblon essaiment sur le Net à coup de blogs et de vidéos postées sur YouTube.

Sur les forums spécialisés, ils peuvent passer des heures à commenter la longueur d'une bière trappiste, à ergoter sur l'acidité d'une gueuze ou à pérorer sur la forme d'un verre pour telle ou telle dégustation. L'impact des beer geeks sur le monde brassicole est réel car le pouvoir d'achat qu'ils représentent attire des brasseurs alléchés par l'odeur de l'argent.

Pour eux, ils signent des "bières d'étiquette", soit une sorte de produit blanc brassé sur demande pour le compte d'un tiers par une maison ayant pignon sur rue. Parfois, celles-ci ne font valoir aucune particularité organoleptique distincte. Le graal du beer geek se nomme Mikkeller, une marque danoise. "Les véritables amateurs ne sont pas fans de Mikkeller qui commercialise des bières brassées en Belgique et... les vend à prix d'or. Certaines sont certes remarquables, il faut l'avouer, mais la démarche pose question dans la mesure où il ne s'agit pas d'une brasserie avec une histoire, un enracinement. Cela fait penser à ces artistes qui ont des studios et qui vendent très chères des toiles ou des installations qu'ils n'ont même pas effleurées...", précise un amateur préférant rester anonyme.

(1) Selon un rapport du World Drink Trends 2010.

14verlinden-michelJournalisteVerlindenMichelreporter/assets/126/avatar_64961.jpghttp://weekend.levif.be/lifestyle/auteurs/michel-verlinden-14.htmlhttp://m.weekend.levif.be/lifestyle/auteurs/michel-verlinden-14.htmlgénération ybrasserie bière beer lover