Tout ce que je veux éviter en 2012

30/01/12 à 12:13 - Mise à jour à 12:13

Source: Weekend

Chaque année, je prends de bonnes résolutions, en m'y tenant plus ou moins bien. Maintenant que nous sommes fin janvier , les engouements du Nouvel An sont passés et il ne reste que les plus motivés. Cette fois-ci, plutôt que de promettre pour la enième fois d'enfin finir Proust, je trouve que ce serait bien que le monde entier et la pop culture en particulier prenne quelques bonnes résolutions.

Tout ce que je veux éviter en 2012

© Janet Hudson

Kim Kardashian: Après s'être grillée toute seule en prenant le monde entier (enfn, surtout les USA) pour des idiots en divorçant après 72 jours, il est grand temps de se débarrasser de Kim et de la famille Kardashian. Surtout de la mère, qui a transformé sa famille taillée pour les médias en cirque du branding 2.0. Non, Kim, Khloé, Kourtney et Kris ne détiennent pas le secret d'une vie meilleure, juste celui du coma de la reality TV.

Twilight: C'est bon, en 2011, Robert Pattison est passé par Bruxelles, c'est fait. Il ne reviendra pas pour le dernier opus, donc ce serait bien si les fans hystériques pouvaient désormais cesser de croire que des vampires qui brillent au soleil sont capables de marier en plein jour. Parce qu'entre ça, le fait qu'ils continuent à se taper des cours au lycée (vraiment, c'était tellement bien les dissertations?), qu'ils ne boivent pas de sang humain (ben oui, tiens, un vampire ça représente quoi autrement?) et les MILLIERS d'autres incohérences, ce serait bien de récupérer les quelques neurones qui n'ont pas été détruits par cette propagande mormone d'ado délaissée pour lire Bram Stoker et Anne Rice.

Le vernis fluo: c'était fun, on l'a tenté l'été passé, mais non, définitivement non, mes ongles ne veulent pas jouer dans un remake de This is the sound of C. Il ne manque plus que les smileys (les originaux, je précise pour ceux qui sont nés après 85, les ronds avec un sourire débile, ceux qui datent d'avant internet) et une coupe mullet pour comprendre que le vert, jaune et orange flash, ça ne le fait pas. D'ailleurs, question vernis, je frôle l'overdose de couleurs improbables et je milite pour un retour au beau rouge ou aux Ballet Slippers d'Essie.

Lady Gaga: Il y a une expression en anglais qui parle du point de non-retour: Jumping the shark, en référence à un épisode de Happy Days où Fonzie fait du surf nonchalamment en sautant par-dessus un requin, perdant par la même occasion toute vraisemblance et signant le début de la fin de la série. Récemment, cela avait été remplacé par Nuking the fridge, en référence à cet atroce quatrième opus d'Indiana Jones (qu'il vaut mieux ne JAMAIS voir si vous y aviez échappé) où il survit à une bombe nucléaire en se réfugiant dans un frigo. Je propose que cela soit définitivement remplacé par: Porter une robe en viande.

Shit Girls Say et Bref: En soi, ces vidéos découvertes sur le web sont drôles. Mais c'est la vitesse à laquelle une bonne idée devient une caricature qui enlève tout le fun. Il a suffit de deux épisodes de Shit Girls Say pour ce soit parodié en dizaines de versions. Résultat? C'est déjà passé mais je parie que tout le monde ici n'en aura pas entendu parler. J'aime la rapidité, mais là, on n'a même plus le temps de profiter de l'original.

Les cupcakes et les macarons: La personne qui a décidé de les ériger en symboles de la blogosphère lifestyle féminine a non seulement créé des futures diabétiques en puissance, mais en plus nous enferme dans un cliché simpliste et girly guimauve qui décrédibilise un domaine qui a déjà du mal à être pris au sérieux. Du rose, des pois, du sucre, des peluches... cela ressemble à une fantaisie Playboy kawai. Pas que je n"aime pas les cupcakes, c'est d'ailleurs une des seules pâtisseries que je sache faire, mais de là à me sentir concernée "parce qu'il y aura des cupcakes", il y a un monde. Je mange aussi des choux de Bruxelles et du riz, mais bizarrement, cela n'a jamais été utilisé comme argument...Il y a moyen d'en sortir, si, si je vous assure, nous ne sommes pas toutes condamnées aux piqûres d'insuline. Deux mots:Lisbeth Salander. Il ya moyen d'être une femme, d'être branchée web et ne pas s'extasier devant le rose. Voire même de créer un nouvel archétype féminin.

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