5 bonnes raisons de redécouvrir la Guadeloupe

20/10/09 à 16:41 - Mise à jour à 16:41

Source: Weekend

La crise est certes passée par là, mais l'essentiel est sauf. La Guadeloupe, toujours sûre de son attrait, reste une île de caractère à la beauté exceptionnelle. Aujourd'hui, elle multiplie les tentations.

5 bonnes raisons de redécouvrir la Guadeloupe

La crise est certes passée par là, mais l'essentiel est sauf. La Guadeloupe, toujours sûre de son attrait, reste une île de caractère à la beauté exceptionnelle. Aujourd'hui, elle multiplie les tentations.

1. Nager de plage en plage
La plus tendance : celle de Grande Anse, à Deshaies. C'est l'un des secrets les mieux gardés de la Guadeloupe. Dans le nord de la côte sous le vent, à Basse-Terre. Ici, loin des "plages à touristes" de Sainte-Anne ou de Saint-François, les initiés savourent le calme inestimable d'une vaste (1,5 km) bande de sable couleur caramel, cachée derrière une jungle émeraude. Certes, le sable est moins fin et l'eau moins turquoise que du côté de Grande-Terre. Mais cette plage possède une beauté sauvage unique avec, en prime, le plus beau coucher de soleil de la Guadeloupe. Quand l'astre disparaît à l'ouest, derrière l'horizon, les amateurs, en extase, applaudissent la mise en scène. Total respect ! Vous en cherchez d'autres ? La Guadeloupe compte une bonne cinquantaine de plages, et encore faut-il y ajouter celles des îles proches que sont les Saintes (une quinzaine), Marie-Galante (autant) et la Désirade (sept "seulement").


2. Jouer à Tarzan dans la jungle
Au palmarès des plus beaux sites français, la Guadeloupe figure en bonne position : avec la Vanoise, le Mercantour, les Cévennes ou encore les Pyrénées, sa forêt tropicale compte au nombre des neuf parcs nationaux français. Ce joyau abrite 300 espèces d'arbres, 270 fougères différentes, près de 100 orchidées, une cinquantaine de variétés de lianes. Et, avec ses innombrables cascades et rivières, c'est également un jardin d'Eden pour randonneurs. David Nazaire, 34 ans, guide de Zion Trek, basé à Saint-Claude, connaît ses 250 kilomètres de sentiers, ou "traces", comme sa poche. Avec lui, on longe des rivières sauvages, on coupe à travers une bananeraie, on se rafraîchit sous une cascade, avant de repartir à l'assaut de la Soufrière (1 467 mètres). Nouveauté : toujours à Saint- Claude, au pied du volcan, le parcours Mangofil permet une autre approche, plus ludique, de la forêt guadeloupéenne. C'est ici que se déploie l'un des plus importants circuits d'Accrobranche des Antilles. On marche entre ciel et terre, on se promène dans la canopée, on se balance entre les arbres, suspendu à des tyroliennes de 250 mètres. "Yoého- ého !" : comme Tarzan, on vole, on exulte et on crie. De joie, évidemment !


Randonnée avec Zion Trek, Parcours Accrobranche Mangofil, route de Morin, Saint-Claude. Tél. : 0590 81 10 43. Adulte : 15 euros.


3. Robinsonner dans un grand lagon
S'il fallait une preuve que les Guadeloupéens ne sont pas des bonimenteurs fanfarons mais, au contraire, des gens discrets qui "sous-vendent" leur île, la voici : leur fabuleux lagon, ils l'appellent Grand Cul-de-Sac marin... Des culs-de-sac comme celui-là, on en redemande ! A la découverte de ses eaux turquoise, Philippe Berchel, alias "le pêcheur de rêves", nous embarque à bord de son Baron rouge pour une journée inoubliable. On cabote le long des palétuviers avant de mettre le cap sur des îlots sauvages - l'îlet Blanc, l'îlet la Biche, l'îlet Caret, l'îlet Fajou - et leurs plages miniatures, avant d'aller voir, encore plus loin, si la mer est aussi bleue. Oui, elle l'est ! Après le déjeuner créole - poulet à la citronnelle, fruits tropicaux, ti-punch - à l'ombre d'une cabane de pêcheurs, sur une sorte d'atoll polynésien, la "robinsonnade" continue. Nouvelle sortie en mer : "Bienvenue dans mon aquarium !", lance Philippe Berchel, à l'approche de la barrière de corail. Puis on plonge dans le monde multicolore du silence. Cette "pêche aux rêves" est miraculeuse.
Le Pêcheur de rêves, Sainte-Rose. Adulte : 60 euros. Enfant de 4 à 12 ans : 30 euros.


4. Découvrir la cuisine créole "évolutive"
Lorsque, voilà quelques années, Christophe Moreau lança le concept de "cuisine créole évolutive", d'aucuns riaient sous cape. Aujourd'hui, attablés dans son beau jardin tropical perché sur les hauteurs de Saint-Claude, ils se taisent. Et savourent, recueillis, ses mikados de boudins noirs roulés dans des feuilles de brick, son boeuf rôti au poivre de la Jamaïque flambé au rhum vieux ou encore ses sauces vanillées au champagne. "C'est de la cuisine de terroir revisitée par la culture métisse, qui permet toutes les audaces et tous les mélanges", explique le chef du Petit Parc, dont l'élégance va jusqu'à recommander les tables de ses confrères du Rocher de Malendure (à Bouillante) ou de l'Iguane Café (à Saint- François). "Comme notre langue et notre musique, la cuisine créole évolue tous les jours."


5. Prendre un cours d'histoire grandeur nature
La Guadeloupe redécouvre son passé. Au fin fond de la vallée de Grand' Rivière, prenez la direction du domaine de la Grivelière. La route mène à l'un des plus beaux sites naturels de l'île, tout aussi remarquable que les célèbres chutes du Carbet, qui se trouvent, elles, sur l'autre versant de Basse-Terre. La promenade, de vingt minutes, le long d'une vallée envoûtante, est un voyage dans le temps, celui de la colonie. Classée monument historique, la propriété est un témoin majeur de l'économie des plantations. Autour de la maison de maître s'ordonnent des bâtiments restaurés du XVIIIe siècle où l'on produisait du café. En contrebas, les "cases à nègres", délabrées, permettent de toucher du doigt la blessure - encore à vif, quoi qu'on en dise - de l'esclavage. Et cependant - quel paradoxe ! - la visite de la Grivelière est un enchantement. En grande partie axée sur la beauté du site et ses richesses botaniques, elle donne à voir (et à respirer l'odeur) des vanilliers, des cacaoyers, des caféiers. Et l'on oscille du recueillement à l'émerveillement, des saveurs de la mémoire à la mémoire des saveurs.
Domaine de l'Habitation la Grivelière, Vieux-Habitants. Tous les jours de 10 à 19 heures. Tél. : 0590 98 34 14.
PAR AXEL GYLDEN

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