Un jour, la journaliste néerlandaise Margot C. Pol décide d'arrêter de travailler pour devenir mère au foyer. Une décision qui va stupéfier ses collègues de la rédaction où elle travaillait quatre jours par semaine en tant que journaliste indépendant. "Que vas-tu faire ? Des biscuits toute la journée ?" Un peu, mais pas que, raconte-t-elle dans son récit sincère de son année de mère au foyer.

"Investie dans mon rôle, j'ai mis la barre très haut. Cuisson du pain aux bananes, sorties responsables, marathons de lecture : je devais et je voulais garder mes enfants occupés de manière éducative à tout moment. C'est épuisant, inutile et assez ennuyeux. Je ne l'ai réalisé qu'en cours de route."

Pourquoi avez-vous décidé de changer de vie pendant un an ?

Margot C. Pol : "Au début, il me semblait naturel d'amener mon enfant à la crèche. Les personnes qui y travaillent sont formidables et nous recevions tous les jours des photos d'eux tout sourire. Après quelques temps, il a pourtant eu des crises de larmes à la porte de la crèche. J'ai commencé à me poser des questions : à quel point aiment-ils vraiment être ici ? N'est-ce pas juste un endroit où on parque les enfants ? Mes enfants étaient trop petits pour répondre à ces questions et j'ai donc décidé de m'y consacrer pendant un an. Je resterais à la maison pour m'occuper d'eux moi-même".

Comment s'est passée la transition d'un emploi très prenant à une existence un peu plus tranquille de mère au foyer ?

Au début, c'était très agréable. J'ai été libéré du stress, de la pression et des mesquineries du bureau. J'avais aussi le sentiment sincère que l'on avait besoin de moi à la maison : sans moi, les enfants ne survivraient pas. Mais après une semaine ou deux, j'ai commencé à m'ennuyer. Je n'avais pas de projets. Personne ne voit que vous faites tous les efforts du monde pour garder l'évier de la cuisine propre. C'est aussi une vie sans surprises. J'ai dû m'habituer à la monotonie. Parfois, je me sentais coupable à me morfondre à ce point. Pourquoi ne suis-je pas heureuse maintenant que je suis à la maison avec les enfants, les créatures que j'aime le plus au monde ? J'ai trouvé le salut dans un des livres de Tom Hodgkinson. Il écrit que les mères et les pères ne sont pas faits pour s'occuper constamment des enfants. Il faut aussi être créatif, voir d'autres adultes, avoir un projet supplémentaire. S'occuper seulement de ses enfants, ce n'est pas suffisant.

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Dans le passé, les mères au foyer avaient de nombreuses activités. Maintenant, beaucoup de choses sont automatisées. Je peux demander à une femme de ménage de m'aider. Je peux me faire livrer mes courses à domicile. Et visiblement, on s'en sortait sans mon salaire, car je pouvais facilement manquer une année de travail. J'ai donc commencé à me poser des questions existentielles sur ma valeur ajoutée à la maison. Lorsque la pandémie a éclaté et que toute forme de distraction a disparu, c'est même devenu très oppressant. Cette année n'a pas non plus fait de moi une personne plus intéressante. Plus votre monde se rétrécit, plus votre intérêt pour le monde extérieur se réduit. Par exemple, je pouvais passer dix minutes à me demander si je devais acheter une miche entière de pain gris ou une demi-miche. En même temps, j'avais le besoin de raconter mes microaventures domestiques à mon mari. Heureusement, il a réagi très patiemment. Il ne m'a jamais dit de me taire à propos des enfants ou des placards de la cuisine, heureusement. (rires)'

Vous mentionnez à plusieurs reprises le manque de reconnaissance des mères au foyer et de la grande quantité de travail invisible qu'elles accomplissent. Est-ce quelque chose que vous avez sous-estimé à l'avance ?

Des études américaines montrent que les mères au foyer sont plus souvent déprimées et plus anxieuses que les mères qui travaillent. Apprécier le travail réalisé pourrait aider. Il est difficile de comprendre à quel point la vie d'une mère au foyer est intense si on ne l'a pas été soi-même. Quand je n'avais pas d'enfants, je ne pouvais pas m'imaginer faire un tel choix. Le temps que vous consacrez à vos enfants est un effort sur le long terme qui, espérons-le, donnera des adultes heureux et confiants. Mais on en récolte les fruits que bien plus tard et cela peut sembler ingrat. J'ai appris avec le temps à voir les petites victoires du quotidien. Un enfant qui apprend quelque chose de nouveau. Ou le fait qu'ils n'explosent plus de rage quand un bâtiment Lego s'écroule. À un moment donné, mon plus jeune fils m'a dit : "Tu es mon meilleur ami". J'ai trouvé ça génial. Puis, un peu plus tard, j'ai été assailli à nouveau par les doutes. Est-ce que vous avez le droit d'être le meilleur ami de votre enfant ? Ne devrait-il pas plutôt avoir d'autres amis de son âge ?" Ce genre de doute vous assaille en permanence.

Vous dites aussi ne pas vous reconnaître dans les histoires racontées par les médias et les films sur la maternité...

Je trouve que la plupart manquent de nuances. Il y a d'un côté les histoires comme quoi la maternité est merveilleuse, avec hashtags, photos Instagram et les histoires de nuages roses à l'appui. Et de l'autre, il y a les récits sur l'horreur que peut être le fait d'être mère. Vous avez des cernes jusqu'aux genoux, vous buvez du vin blanc avec une paille et vous avez envie de coller vos enfants derrière un mur. Bien sûr, la réalité est autre. Je me suis souvent demandé si j'étais une mauvaise mère parce que je n'étais pas constamment heureuse, comme les autres parents. Pour la plupart des choses de la vie, comme l'argent, le travail et l'amour, nous savons pertinemment que tout n'est pas toujours rose et nous pouvons le dire ouvertement. Admettre que vous n'aimez pas tous les aspects de la parentalité est par contre beaucoup plus difficile. C'est pourquoi j'ai trouvé utile d'écrire cela honnêtement. Je suis sûre que je ne suis pas la seule à être déçue lorsque mon enfant se réveille un peu plus tôt de sa sieste de l'après-midi, ou à ne pas aimer les jeux pour enfants.

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Vous admettez également que vous avez parfois frappé votre fils aîné. Avez-vous eu peur d'écrire sur ce sujet ?

J'ai longtemps douté de l'opportunité de le faire. Je me suis dit que j'allais avoir l'Agence de protection de l'enfance sur le dos. Je tiens à préciser que je ne l'ai pas souvent frappé et je désapprouve complètement la violence. Mais d'un autre côté je trouvais important d'écrire à ce sujet. C'est un énorme tabou. Admettre que vous avez battu votre enfant, un être sans défense, parce que vous ne pouvez pas vous contrôler est très difficile. Je me sentais horriblement mal à chaque fois. Mais si vous faites une recherche sur Google, vous vous rendez compte que cela arrive beaucoup plus souvent que vous ne le pensez. Les parents ont juste peur de l'admettre. Heureusement, ces poussées de violence diminuent souvent à mesure que les enfants grandissent et que vous pouvez résoudre les problèmes avec des mots. L'année que j'ai passée en tant que mère au foyer m'a aussi permis d'éviter de perdre mon sang-froid avec mon enfant.

Vous parlez de la culpabilité qui est en permanence latente chez les mères, alors que les pères ne semblent guère en avoir. Pourquoi pensez-vous que c'est le cas ?

Des recherches montrent que les femmes se sentent plus responsables que les hommes. Au cours de ma première année en tant que mère, mon compagnon et moi avons travaillé en quatre cinquièmes. Lors de mon "jour " - un mot terriblement flou - j'étais extrêmement ambitieuse. Il fallait que ce soit amusant, mais aussi éducatif. Il devait y avoir de la place pour la spontanéité, mais ils devaient aussi manger leurs deux fruits par jour et jouer de manière éducative. Au bout d'un moment, vous vous souciez plus de finir une liste que d'être ensemble. L'approche de mon mari était complètement différente. Son idée de départ était beaucoup plus simple: nous verrons comment va se passer la journée. Les enfants ont pu manger de la glace, regarder un film, et il a oublié de leur donner des fruits. Moi j'étais épuisée après ma journée tandis que lui avait encore de l'énergie à la fin de sa journée. En réalité, il existe tellement de connaissances sur la manière d'élever son enfant que l'on a vite l'impression d'avoir échoué lorsqu'on ne met pas ces connaissances en pratique de manière optimale. Et pourtant, pour les enfants cela ne fait pas de grande différence. Ils sont contents quand on est ensemble et qu'on est bien. Il ne faut pas nécessairement en faire des tonnes."

La journalist Margot C. Pol et l'un de ses fils, DR
La journalist Margot C. Pol et l'un de ses fils © DR

Entre-temps, vous avez repris le travail à temps partiel. Quel regard portez-vous sur cette expérience ?

C'était une année très difficile, mais je suis heureuse d'avoir essayé. J'ai l'impression d'avoir appris à mieux me connaître et à mieux connaître mes enfants. Je comprends mieux d'où viennent leurs émotions et comment je peux les aider lorsqu'ils sont tristes. Je me suis aussi rendu compte que mon travail est crucial pour moi. Je l'apprécie beaucoup plus maintenant qu'avant l'expérience. Une étude de Bart Soenens montre également que lorsque vous êtes heureux en tant que parent, vous êtes aussi un meilleur parent. Ce que vous faites exactement pour y parvenir n'est pas important, mais pour moi c'était travaillé. Lorsque j'ai repris le travail, je n'ai pas voulu les laisser à la garderie et j'ai organisé mon travail autour de mes enfants. Je travaille le matin, pendant que le plus jeune est à la crèche. L'après-midi, je travaille avec lui. C'est parfois mouvementé, mais les enfants mettent aussi les choses en perspective. Ils me font réaliser que certaines choses peuvent vraiment attendre. C'est la combinaison parfaite.

Un jour, la journaliste néerlandaise Margot C. Pol décide d'arrêter de travailler pour devenir mère au foyer. Une décision qui va stupéfier ses collègues de la rédaction où elle travaillait quatre jours par semaine en tant que journaliste indépendant. "Que vas-tu faire ? Des biscuits toute la journée ?" Un peu, mais pas que, raconte-t-elle dans son récit sincère de son année de mère au foyer. "Investie dans mon rôle, j'ai mis la barre très haut. Cuisson du pain aux bananes, sorties responsables, marathons de lecture : je devais et je voulais garder mes enfants occupés de manière éducative à tout moment. C'est épuisant, inutile et assez ennuyeux. Je ne l'ai réalisé qu'en cours de route."Pourquoi avez-vous décidé de changer de vie pendant un an ?Margot C. Pol : "Au début, il me semblait naturel d'amener mon enfant à la crèche. Les personnes qui y travaillent sont formidables et nous recevions tous les jours des photos d'eux tout sourire. Après quelques temps, il a pourtant eu des crises de larmes à la porte de la crèche. J'ai commencé à me poser des questions : à quel point aiment-ils vraiment être ici ? N'est-ce pas juste un endroit où on parque les enfants ? Mes enfants étaient trop petits pour répondre à ces questions et j'ai donc décidé de m'y consacrer pendant un an. Je resterais à la maison pour m'occuper d'eux moi-même".Comment s'est passée la transition d'un emploi très prenant à une existence un peu plus tranquille de mère au foyer ?Au début, c'était très agréable. J'ai été libéré du stress, de la pression et des mesquineries du bureau. J'avais aussi le sentiment sincère que l'on avait besoin de moi à la maison : sans moi, les enfants ne survivraient pas. Mais après une semaine ou deux, j'ai commencé à m'ennuyer. Je n'avais pas de projets. Personne ne voit que vous faites tous les efforts du monde pour garder l'évier de la cuisine propre. C'est aussi une vie sans surprises. J'ai dû m'habituer à la monotonie. Parfois, je me sentais coupable à me morfondre à ce point. Pourquoi ne suis-je pas heureuse maintenant que je suis à la maison avec les enfants, les créatures que j'aime le plus au monde ? J'ai trouvé le salut dans un des livres de Tom Hodgkinson. Il écrit que les mères et les pères ne sont pas faits pour s'occuper constamment des enfants. Il faut aussi être créatif, voir d'autres adultes, avoir un projet supplémentaire. S'occuper seulement de ses enfants, ce n'est pas suffisant.Dans le passé, les mères au foyer avaient de nombreuses activités. Maintenant, beaucoup de choses sont automatisées. Je peux demander à une femme de ménage de m'aider. Je peux me faire livrer mes courses à domicile. Et visiblement, on s'en sortait sans mon salaire, car je pouvais facilement manquer une année de travail. J'ai donc commencé à me poser des questions existentielles sur ma valeur ajoutée à la maison. Lorsque la pandémie a éclaté et que toute forme de distraction a disparu, c'est même devenu très oppressant. Cette année n'a pas non plus fait de moi une personne plus intéressante. Plus votre monde se rétrécit, plus votre intérêt pour le monde extérieur se réduit. Par exemple, je pouvais passer dix minutes à me demander si je devais acheter une miche entière de pain gris ou une demi-miche. En même temps, j'avais le besoin de raconter mes microaventures domestiques à mon mari. Heureusement, il a réagi très patiemment. Il ne m'a jamais dit de me taire à propos des enfants ou des placards de la cuisine, heureusement. (rires)'Vous mentionnez à plusieurs reprises le manque de reconnaissance des mères au foyer et de la grande quantité de travail invisible qu'elles accomplissent. Est-ce quelque chose que vous avez sous-estimé à l'avance ?Des études américaines montrent que les mères au foyer sont plus souvent déprimées et plus anxieuses que les mères qui travaillent. Apprécier le travail réalisé pourrait aider. Il est difficile de comprendre à quel point la vie d'une mère au foyer est intense si on ne l'a pas été soi-même. Quand je n'avais pas d'enfants, je ne pouvais pas m'imaginer faire un tel choix. Le temps que vous consacrez à vos enfants est un effort sur le long terme qui, espérons-le, donnera des adultes heureux et confiants. Mais on en récolte les fruits que bien plus tard et cela peut sembler ingrat. J'ai appris avec le temps à voir les petites victoires du quotidien. Un enfant qui apprend quelque chose de nouveau. Ou le fait qu'ils n'explosent plus de rage quand un bâtiment Lego s'écroule. À un moment donné, mon plus jeune fils m'a dit : "Tu es mon meilleur ami". J'ai trouvé ça génial. Puis, un peu plus tard, j'ai été assailli à nouveau par les doutes. Est-ce que vous avez le droit d'être le meilleur ami de votre enfant ? Ne devrait-il pas plutôt avoir d'autres amis de son âge ?" Ce genre de doute vous assaille en permanence. Vous dites aussi ne pas vous reconnaître dans les histoires racontées par les médias et les films sur la maternité... Je trouve que la plupart manquent de nuances. Il y a d'un côté les histoires comme quoi la maternité est merveilleuse, avec hashtags, photos Instagram et les histoires de nuages roses à l'appui. Et de l'autre, il y a les récits sur l'horreur que peut être le fait d'être mère. Vous avez des cernes jusqu'aux genoux, vous buvez du vin blanc avec une paille et vous avez envie de coller vos enfants derrière un mur. Bien sûr, la réalité est autre. Je me suis souvent demandé si j'étais une mauvaise mère parce que je n'étais pas constamment heureuse, comme les autres parents. Pour la plupart des choses de la vie, comme l'argent, le travail et l'amour, nous savons pertinemment que tout n'est pas toujours rose et nous pouvons le dire ouvertement. Admettre que vous n'aimez pas tous les aspects de la parentalité est par contre beaucoup plus difficile. C'est pourquoi j'ai trouvé utile d'écrire cela honnêtement. Je suis sûre que je ne suis pas la seule à être déçue lorsque mon enfant se réveille un peu plus tôt de sa sieste de l'après-midi, ou à ne pas aimer les jeux pour enfants.Vous admettez également que vous avez parfois frappé votre fils aîné. Avez-vous eu peur d'écrire sur ce sujet ?J'ai longtemps douté de l'opportunité de le faire. Je me suis dit que j'allais avoir l'Agence de protection de l'enfance sur le dos. Je tiens à préciser que je ne l'ai pas souvent frappé et je désapprouve complètement la violence. Mais d'un autre côté je trouvais important d'écrire à ce sujet. C'est un énorme tabou. Admettre que vous avez battu votre enfant, un être sans défense, parce que vous ne pouvez pas vous contrôler est très difficile. Je me sentais horriblement mal à chaque fois. Mais si vous faites une recherche sur Google, vous vous rendez compte que cela arrive beaucoup plus souvent que vous ne le pensez. Les parents ont juste peur de l'admettre. Heureusement, ces poussées de violence diminuent souvent à mesure que les enfants grandissent et que vous pouvez résoudre les problèmes avec des mots. L'année que j'ai passée en tant que mère au foyer m'a aussi permis d'éviter de perdre mon sang-froid avec mon enfant.Vous parlez de la culpabilité qui est en permanence latente chez les mères, alors que les pères ne semblent guère en avoir. Pourquoi pensez-vous que c'est le cas ?Des recherches montrent que les femmes se sentent plus responsables que les hommes. Au cours de ma première année en tant que mère, mon compagnon et moi avons travaillé en quatre cinquièmes. Lors de mon "jour " - un mot terriblement flou - j'étais extrêmement ambitieuse. Il fallait que ce soit amusant, mais aussi éducatif. Il devait y avoir de la place pour la spontanéité, mais ils devaient aussi manger leurs deux fruits par jour et jouer de manière éducative. Au bout d'un moment, vous vous souciez plus de finir une liste que d'être ensemble. L'approche de mon mari était complètement différente. Son idée de départ était beaucoup plus simple: nous verrons comment va se passer la journée. Les enfants ont pu manger de la glace, regarder un film, et il a oublié de leur donner des fruits. Moi j'étais épuisée après ma journée tandis que lui avait encore de l'énergie à la fin de sa journée. En réalité, il existe tellement de connaissances sur la manière d'élever son enfant que l'on a vite l'impression d'avoir échoué lorsqu'on ne met pas ces connaissances en pratique de manière optimale. Et pourtant, pour les enfants cela ne fait pas de grande différence. Ils sont contents quand on est ensemble et qu'on est bien. Il ne faut pas nécessairement en faire des tonnes."Entre-temps, vous avez repris le travail à temps partiel. Quel regard portez-vous sur cette expérience ?C'était une année très difficile, mais je suis heureuse d'avoir essayé. J'ai l'impression d'avoir appris à mieux me connaître et à mieux connaître mes enfants. Je comprends mieux d'où viennent leurs émotions et comment je peux les aider lorsqu'ils sont tristes. Je me suis aussi rendu compte que mon travail est crucial pour moi. Je l'apprécie beaucoup plus maintenant qu'avant l'expérience. Une étude de Bart Soenens montre également que lorsque vous êtes heureux en tant que parent, vous êtes aussi un meilleur parent. Ce que vous faites exactement pour y parvenir n'est pas important, mais pour moi c'était travaillé. Lorsque j'ai repris le travail, je n'ai pas voulu les laisser à la garderie et j'ai organisé mon travail autour de mes enfants. Je travaille le matin, pendant que le plus jeune est à la crèche. L'après-midi, je travaille avec lui. C'est parfois mouvementé, mais les enfants mettent aussi les choses en perspective. Ils me font réaliser que certaines choses peuvent vraiment attendre. C'est la combinaison parfaite.