Projet-pilote initié en 2014, BeAlert est un système d'alerte désormais pleinement opérationnel, qui permet aux autorités de diffuser un message à large échelle en situation d'urgence - 100 SMS et 10 000 mails par seconde, ainsi que 600 appels téléphoniques simultanés. En août dernier, de nombreux journaux francophones notaient le peu d'enthousiasme pour le procédé, titrant qu'il attendait encore d'être adopté par 80 % des communes wallonnes. " C'était un peu tapageur de leur part. Au Centre de crise, on préfère voir le verre à moitié plein, analyse Benoit Ramacker. Après tout, nous en sommes encore aux débuts. Mais nous sommes présents au niveau fédéral, avec le ministère de l'Intérieur, provincial, avec la signature des onze gouverneurs, et communal, avec 260 bourgmestres sur 580. En outre, plus de 200 000 citoyens ont choisi, à titre personnel, de souscrire à ce service gratuit. Ce n'est donc pas si mal, et cela peut s'avérer précieux en cas de catastrophe, quand une poignée de minutes est cruciale. "