Il n'a pas fallu lui poser deux fois la question. Quand Les Petits Riens ont demandé à Gioia Seghers de participer à leur événement de mode annuel, elle a tout de suite dit oui. Cette initiative, la jeune créatrice, formée à La Cambre mode(s), à Bruxelles, l'avait découverte l'année dernière. Et depuis, elle avait l'envie d'y collaborer à son tour. " J'ai beaucoup admiré les créations de mes collègues stylistes que j'ai découvertes lors du show, se souvient-elle. Quelle imagination, quel savoir-faire, et tout cela avec des vêtements chinés ! L'aspect humanitaire m'a beaucoup plu également. "
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Il n'a pas fallu lui poser deux fois la question. Quand Les Petits Riens ont demandé à Gioia Seghers de participer à leur événement de mode annuel, elle a tout de suite dit oui. Cette initiative, la jeune créatrice, formée à La Cambre mode(s), à Bruxelles, l'avait découverte l'année dernière. Et depuis, elle avait l'envie d'y collaborer à son tour. " J'ai beaucoup admiré les créations de mes collègues stylistes que j'ai découvertes lors du show, se souvient-elle. Quelle imagination, quel savoir-faire, et tout cela avec des vêtements chinés ! L'aspect humanitaire m'a beaucoup plu également. " La collaboration de Gioia au défilé de mode le plus solidaire de 2013 est double : à l'instar des autres créateurs invités, elle a sélectionné, dans le stock de l'ASBL, des pièces à transformer pour le show. L'idée : combiner des tissus, mélanger des parties de vêtements pour donner naissance à une collection originale, qui défilera le 8 novembre prochain et sera vendue aux enchères dans la foulée, les bénéfices étant intégralement reversés aux Petits Riens. En parallèle, en tant que partenaire de l'événement, notre rédaction a chargé la jeune femme, gagnante du Weekend Fashion Award 2012, de composer des silhouettes qui seront présentées et mises en vente dans une boutique éphémère estampillée Weekend lors de l'événement Second Hand Second Life. L'aboutissement de son très beau travail est dévoilé dans ce portfolio mode. Ces vêtements-là n'ont pas subi la moindre modification, ils viennent en droite ligne du grand centre de tri des Petits Riens à Leeuw-Saint-Pierre, qui traite chaque année plusieurs milliers de tonnes de pièces mises au rebut par les particuliers et collectées via les bulles que l'ASBL dispose un peu partout dans le pays. " L'objectif est de montrer que si l'on cherche un peu, on peut faire de belles trouvailles dans les magasins des Petits Riens, s'enthousiasme la créatrice. On y découvre des vêtements à la mode et de belle qualité, dont le parcours est absolument étonnant. La veste en fourrure dont une vieille dame s'est lassée peut très bien se voir adoptée par une jeune fashionista. Et, en effet, on est parfois surpris de voir ce dont les gens se débarrassent : des articles en très bon état, voire à peine portés. Il serait vraiment dommage que de telles pièces finissent à la poubelle. D'autant que le produit de la vente permet d'aider d'autres personnes. " Gioia est d'ailleurs devenue une habituée des Petits Riens : " Comme j'avais besoin d'une grande quantité de vêtements pour ce projet, je suis allée y chiner cinq ou six fois, c'est d'ailleurs une activité qui me plaît beaucoup. L'offre varie constamment : il est arrivé que je ne trouve rien qui corresponde à l'image que j'avais en tête, mais la fois suivante, je dénichais tout de suite des pièces très fortes. Pour créer une unité, j'ai choisi uniquement des vêtements en noir et blanc. " Le centre de tri a également servi de cadre au reportage photo : " J'ai voulu souligner le lien avec l'origine des habits, montrer leur provenance. De plus, il m'a semblé que l'environnement industriel, avec ses murs bruts et ses ballots de textiles, offrait une opposition intéressante avec les silhouettes hyperféminines. J'ai opté pour une ligne sobre et stylée mettant en valeur le contraste entre les différentes matières : la dentelle et la soie artificielle d'une part, la fourrure et le cuir d'autre part. Associé à la lumière claire, l'ensemble a permis de créer une belle ambiance. Le photographe Kris De Smedt, le mannequin Michelle Den Hollander et moi-même avons eu tellement de plaisir à réaliser ce reportage qu'au lieu de nous limiter aux quatre silhouettes initialement demandées par Le Vif Weekend, nous en avons proposé huit. " La preuve qu'il est possible de faire rimer seconde main avec glamour, raffinement et générosité. Second Hand Second Life, le 8 novembre prochain, à Tour et Taxis, 86c, avenue du Port, à 1000 Bruxelles. Les bénéfices de la soirée serviront à financer l'un des nombreux projets sociaux des Petits Riens. Places : 30 euros et 60 euros (VIP). Réservations : www.petitsriens.be Production et stylisme : Gioia Seghers Photographe : Kris De Smedt @ C'est chic Retouches : Antoine Melis Coiffure et maquillage : Sigrid Volders pour Chanel et Kevin Murphy Mannequin : Michelle Den Hollander @ IMM Coordination : Catherine Pleeck Gioia Seghers, gioiaseghers.tumblr.com Christian Wijnants, www.christianwijnants.be PAR LINDA ASSELBERGS" Il est arrivé que je ne trouve rien qui corresponde à l'image que j'avais en tête, mais la fois suivante, je dénichais tout de suite des pièces maîtresses. " " La veste en fourrure dont une vieille dame s'est lassée peut très bien se voir adoptée par une jeune fashionista. "