Elle n'y a jamais mis les pieds. Pourtant, dans sa nouvelle exposition, la plasticienne bruxelloise Isabelle de Borchgrave, célèbre pour ses robes en papier, livre sa vision d'une Afrique subsaharienne très...

Elle n'y a jamais mis les pieds. Pourtant, dans sa nouvelle exposition, la plasticienne bruxelloise Isabelle de Borchgrave, célèbre pour ses robes en papier, livre sa vision d'une Afrique subsaharienne très colorée et peuplée d'animaux dessinés comme autant de signes tribaux. L'accrochage, faisant escale dans notre capitale, après Knokke et avant Genève et San Francisco, raconte un continent noir fantasmé, que l'artiste a imaginé de toutes pièces, inspirée par ses balades dans le quartier Matongé, à Bruxelles, et ses nombreuses lectures sur le sujet. Réalisées sur papier plissé ou lisse, ces oeuvres donnent à voir tantôt des motifs graphiques et abstraits comme ceux des robes de là-bas, tantôt des scènes où antilopes, félins et volatiles se perdent dans ces compositions ethniques. Un travail qui se découvre de près, pour percevoir la subtile rencontre des couches de peinture avec le support.