Bonne nouvelle pour les amateurs de jolies choses qui arpenteront les routes de France cet été. Après une fin 2016 plutôt chargée, avec une première rétrospective assortie d'une splendide monographie, Constance Guisset est repartie de plus belle en 2017, comme en témoigne un printemps qui voit refleurir sa créativité. C'est donc avec un plaisir non dissimulé que l'on retrouve la designer française ...

Bonne nouvelle pour les amateurs de jolies choses qui arpenteront les routes de France cet été. Après une fin 2016 plutôt chargée, avec une première rétrospective assortie d'une splendide monographie, Constance Guisset est repartie de plus belle en 2017, comme en témoigne un printemps qui voit refleurir sa créativité. C'est donc avec un plaisir non dissimulé que l'on retrouve la designer française au sommet de son art, fidèle à elle-même par-delà la nature ou la variété de ces projets inédits. Car outre trois nouveautés pour le Salon du meuble de Milan, la créatrice d'objets et d'espaces s'est illustrée via deux collaborations - la première avec Monoprix (4.) pour une ligne d'accessoires et de mobilier, la seconde avec Uhuru, gang d'upcycleurs de Brooklyn - et s'est permis de tutoyer les astres. Avec la Lune d'abord, qui s'invite dans sa scénographie en apesanteur pour Everyness (3.), chorégraphie de la compagnie Wang Ramirez, tandis que le soleil, lui, se démultiplie à l'envi grâce à sa broche aimantée Solar (1.). Venons-en à l'été, durant lequel le public parisien pourra apprécier sa mise en scène de l'expo Autophoto, jusqu'au 24 septembre prochain à la Fondation Cartier, ou découvrir une installation éphémère qui invite à la rêverie au coeur de Saint-Germain-des-Prés : Chroma (5.) au Musée national Eugène Delacroix, un mât en haut duquel s'échappe un fil menant à l'atelier du maître, et dont la base est un miroir paré d'aquarelles, qui se diluent dans le reflet des nuages (jusqu'au 28 août). Enfin, beaucoup plus au sud, on recommande vivement Les formes savantes (2.), véritable pièce de théâtre en dix actes, dans laquelle ses objets se livrent à un dialogue de vive voix avec des antiquités des xviiie et xixe siècles, à la faveur de conversations préenregistrées (jusqu'au 17 septembre à Montpellier). Soit encore bien des surprises à savourer, voir et écouter, en se félicitant que Constance Guisset ait encore tant à nous raconter. www.constanceguisset.com Mathieu Nguyen