New York, Londres, Milan et Paris. Deux fois par an, la caravane de la mode s'arrête dans ces quatre villes, pour apprécier ce que les grandes griffes et les créateurs présentent comme nouveautés, lors des défilés prêt-à-porter Femme. C'était le cas du 10 février au 10 mars dernier. Premier constat : la saison automne-hiver 10-11 s'annonce éclectique. Les années 50 et 80 ne sont pas loin. Pour des pièces toutes en courbes hypersensuelles (comme chez Lou...

New York, Londres, Milan et Paris. Deux fois par an, la caravane de la mode s'arrête dans ces quatre villes, pour apprécier ce que les grandes griffes et les créateurs présentent comme nouveautés, lors des défilés prêt-à-porter Femme. C'était le cas du 10 février au 10 mars dernier. Premier constat : la saison automne-hiver 10-11 s'annonce éclectique. Les années 50 et 80 ne sont pas loin. Pour des pièces toutes en courbes hypersensuelles (comme chez Louis Vuitton) ou en épure et simplicité jamais clinique (Chloé, Stella McCartney, à). Les clientes s'y retrouveront puisque, cette saison encore, comme c'est le cas depuis le début de la crise financière, les maisons de luxe n'ont pas pris de trop gros risques, préférant miser sur leur ADN, comme Prada ou Roberto Cavalli. En guise de préambule à leur show, Salvatore Ferragamo et Dolce & Gabbana ont même diffusé un film de quelques minutes, présentant leur travail en atelier ou des images d'archives de leur maison. Histoire de souligner leur savoir-faire et leurs valeurs. Mais ces collections identitaires ne sont pas pour autant synonymes d'ennui. Si les créateurs conjuguent leur grammaire, ils le font sans jamais faire bâiller leur public. Ils parviennent à renouveler le genre, à donner envie de revêtir ces classiques intemporels, soudainement vus avec un regard neuf - à l'image de Céline, dont le deuxième défilé orchestré par Phoebe Philo confirme tout le bien qu'on pensait d'elle. Ce retour aux fondamentaux implique une avalanche de tendances déjà éprouvées et adoptées les saisons précédentes. En vrac, on retrouve donc du noir, de l'ivoire, du rouge et du bleu marine. Des superpositions, de la transparence et d'arachnéennes dentelles. Du cuir aussi, cette fois assoupli ou ajouré de partout. Les accents masculins sont, cette saison encore, bien présents : costume trois-pièces, veste de tailleur, tissus prince-de-gallesà L'hiver prochain, on resigne également pour quelques it trends de cet été : chaussettes dans les escarpins, patchwork de matières, drapés, jumpsuit, maille (surtout des robes pull), manteaux oversize ceinturés à la taille, kaki et détails militaires. Mais la mode ne ferait pas rêver sans une dose d'innovations et de nouvelles tendances, à découvrir en pages 19 et 20. nPar Catherine Pleeck