LE PITCH

" J'arrête de me juger, ça sonne un peu comme "J'arrête de respirer", tellement nous vivons dans une culture où l'on (se) juge comme on respire ", note Olivier Clerc, l'auteur de ce livre qui désire nous convaincre de devenir plus indulgent avec nous-même (et les autres) en 21 jours chrono, soit le temps nécessaire selon les experts pour qu'un changement " commence à prendre solidement racine ". La règle du jeu : durant trois semaines, du lundi au samedi, on listera les jugements qui nous échappent malgré les divers trucs énumérés dans cet ouvrage. Et le dimanche,...

" J'arrête de me juger, ça sonne un peu comme "J'arrête de respirer", tellement nous vivons dans une culture où l'on (se) juge comme on respire ", note Olivier Clerc, l'auteur de ce livre qui désire nous convaincre de devenir plus indulgent avec nous-même (et les autres) en 21 jours chrono, soit le temps nécessaire selon les experts pour qu'un changement " commence à prendre solidement racine ". La règle du jeu : durant trois semaines, du lundi au samedi, on listera les jugements qui nous échappent malgré les divers trucs énumérés dans cet ouvrage. Et le dimanche, on brûlera cette liste... pour chasser l'inquisiteur qui hante nos pensées. Incroyable mais vrai, les jugements que porte notre entourage sur notre petite personne peuvent être des bénédictions ! " Chaque fois que quelqu'un vous fait une remarque qui vous blesse, prenez-en note, suggère le spécialiste. Ayez même l'audace de le remercier intérieurement. " Et pour cause, si cette remarque désobligeante nous touche, c'est qu'elle trouve un écho en nous. C'est donc une manière de mettre le doigt sur l'une des choses que l'on se reproche sans vouloir se l'avouer... " Prenez le temps d'accueillir la vexation, conseille Olivier Clerc. Plus tard, vous pourrez vous remémorer l'incident et aller dénicher les jugements qu'il vous a révélés. " Et d'appuyer sa théorie d'un exemple concret. Notre mère nous appelle et nous assène un fatal " Tu ne viens jamais me voir ". On évitera de contre-attaquer, on constatera juste que sa " pique " vient titiller notre crainte d'être un(e) mauvais(e) fille/garçon... " Attaquez-vous alors à ce jugement contre vous-même, pour vous en libérer, insiste le coach. Ainsi, viendra un jour où la même remarque de votre mère ne provoquera plus rien de négatif en vous : vous pourrez l'accueillir avec indulgence, empathie, compréhension ou fermeté, selon ce qui conviendra sur le moment. " On a retenu une technique facile à mettre en oeuvre, parmi toutes celles proposées. Elle consiste à distinguer l'acte de la personne. Un automobiliste vous injure ? " Désapprouvez sa grossièreté si vous voulez, mais passez à travers jusqu'à discerner l'être complet (peut-être stressé), qui se trouve derrière. " On a donc testé cette méthode afin de relativiser les travers des autres... Et, après quelques jours d'entraînement, c'est devenu un réflexe, au point tel que désormais, on est aussi capable de l'appliquer à nous-même ! " J'ai oublié de mettre une gourde dans le cartable de Lisa ? Non, je ne suis pas une mère indigne, j'étais juste distraite ce matin. Et si j'ai terminé mon article en retard, ce n'est pas parce que je suis désorganisée, juste débordée aujourd'hui... " Fini la culpabilité à outrance ! J'arrête de... (me) juger ! - 21 jours pour changer, par Olivier Clerc, Eyrolles, 183 pages. PAR FANNY BOUVRY / ILLUSTRATION : CAROLE WILMET