UN CONCEPT. Après avoir travaillé toute sa vie à la ferme et dans la boucherie de son époux, Lies Vandenberghe voulait donner un nouveau tournant à sa carrière. " Toute petite déjà, j'adorais les accotements gazonnés, avec leur cerfeuil sauvage et leurs renoncules, et je savais apprécier la beauté de la nature. Me lancer dans la création d'un jardin était donc tout à fait logique. " C'est ainsi qu'elle se retrousse les manches pour aménager le jardin de la ferme où elle vit. " Mais cela ne s'est pas fait tout seul. J'ai dû composer avec d'énormes trous dans le paysage. Il y avait du sureau et de l'aubépine...

UN CONCEPT. Après avoir travaillé toute sa vie à la ferme et dans la boucherie de son époux, Lies Vandenberghe voulait donner un nouveau tournant à sa carrière. " Toute petite déjà, j'adorais les accotements gazonnés, avec leur cerfeuil sauvage et leurs renoncules, et je savais apprécier la beauté de la nature. Me lancer dans la création d'un jardin était donc tout à fait logique. " C'est ainsi qu'elle se retrousse les manches pour aménager le jardin de la ferme où elle vit. " Mais cela ne s'est pas fait tout seul. J'ai dû composer avec d'énormes trous dans le paysage. Il y avait du sureau et de l'aubépine, trois cerisiers avaient été abattus. " Pourtant, Lies n'est pas du genre à se laisser démonter. D'ailleurs, elle aura une révélation en découvrant là un rosier en piteux état. Elle se renseigne chez un spécialiste et lui sauve la mise. " C'est ce qui m'a décidée à créer un jardin de roses, que j'ai inauguré avec un rosier grimpant. " Lorsque tout a commencé à prendre forme, les visiteurs qui venaient parfois loger dans cette ancienne ferme ont encouragé Lies à se lancer dans un nouveau défi, celui d'en faire une chambre d'hôtes. Il y a six ans, elle a sauté le pas et a ouvert un des bed & breakfast les plus remarquables du pays. Il s'en est cependant fallu de peu pour qu'elle s'installe ailleurs. " J'avais déjà songé à tenir une chambre d'hôtes mais je la voyais davantage en Provence. Toutefois, mon compagnon ne voulait pas me suivre dans le Sud. Aujourd'hui je suis heureuse d'être restée, car les hivers provençaux ne sont pas à sous-estimer ! Et pour combler ce manque, nous y retournons chaque été pendant plusieurs semaines. " Toujours est-il que l'ancien bâtiment, impossible à rénover, a été complètement reconstruit avec de vieux matériaux. A l'avant, se déploie un superbe jardin de buis aux côtés de quarante-et-une chambres parsemées de roses. Sans oublier plusieurs points d'eau qui se mêlent parfaitement au paysage. Idyllique. UNE NUIT. Pour l'aménagement intérieur, la propriétaire a puisé son inspiration dans des magazines et des petites boutiques. La chambre Blanchefleur, où nous avons logé, est tout de blanc vêtue. Le lit à baldaquin et le bouquet de roses artificielles ajoutent au romantisme de la pièce. Il y fait calme et la télévision se laisse deviner dans un meuble. La nuit, quand la fenêtre est ouverte, on entend à l'aube le chant des oiseaux et... le vrombissement des camions sur l'autoroute de la mer. Quant au petit déjeuner, il est des plus copieux : jus frais, salade de fruits composée de pommes et kiwi, saumon, fromages, croissants et différentes sortes de pain. Idéal pour démarrer la journée en douceur, au son du clavecin. UN TRUC EN PLUS. La superbe suite Dien Avond en die Rooze possède une terrasse privée qui donne en plein sur le jardin d'exception. La chambre d'hôtes Loverlij comprend 1 suite et 2 chambres aux tarifs de 150, 125 et 110 euros, petit déjeuner inclus. 8, Oude Gistelsteenweg, à 8490 Snellegem. Tél. : 050 39 01 49. www.loverlij.be E-mail : loverlij@hotmail.comPIERRE DARGE