Pour bien commencer l'année, je vous propose une méthode efficace pour perdre le poids gagné pendant les fêtes : le don de sang. Deux à trois litres, de quoi faire la différence sur la balance. Plus sérieusement, Noël est fini, certes, mais ce n'est pas une raison pour ne plus penser aux autres. J'avoue que je n'avais jamais fait cette démarche avant. J'ai longtemps voulu mais je n'ai pas pu, ne pesant pas 50 kilos. Si en lisant cette phrase, vous vient comme une envie de me haïr, rassurez-vous en vous disant que niveau taille, je suis dans la moyenne basse chez...

Pour bien commencer l'année, je vous propose une méthode efficace pour perdre le poids gagné pendant les fêtes : le don de sang. Deux à trois litres, de quoi faire la différence sur la balance. Plus sérieusement, Noël est fini, certes, mais ce n'est pas une raison pour ne plus penser aux autres. J'avoue que je n'avais jamais fait cette démarche avant. J'ai longtemps voulu mais je n'ai pas pu, ne pesant pas 50 kilos. Si en lisant cette phrase, vous vient comme une envie de me haïr, rassurez-vous en vous disant que niveau taille, je suis dans la moyenne basse chez les enfants de 12 ans. C'était d'autant plus frustrant que je suis donneur universel. Château O négatif, autrement dit c'est open bar, allez-y j'vous dis, c'est moi qui régale. Le revers de la médaille, c'est qu'en cas de pépin, je ne peux recevoir que du sang de mon propre groupe, et que ça représente à tout péter 7% de la population mondiale. Ayant pris deux ou trois kilos, j'ai enfin pu participer à une collecte. J'ai trouvé la date et le lieu de celle-ci sur le site de la Croix-Rouge, ce qui m'a permis de me rendre non loin de chez moi. En arrivant sur place, j'ai tout d'abord dû remplir un formulaire et répondre à tout un tas de questions plus ou moins indiscrètes mais nécessaires. Je ne suis certes pas d'accord avec certaines de leurs politiques franchement discriminatoires, mais ce n'est pas aux malades d'en payer les conséquences, donc je suis passée outre. Un médecin a alors analysé mon questionnaire et puisque j'étais dans les conditions, je suis passée chez les infirmiers qui m'ont fait le prélèvement. Je n'ai pas particulièrement peur des aiguilles mais je redoute toujours un peu le moment où l'on va me piquer. Je n'ai pourtant pas senti grand-chose, lorsque l'auxiliaire sait s'y prendre, c'est vraiment quasi indolore. Je suis restée allongée, bras tendu, jusqu'à ce que ma poche soit remplie. Ils adaptent la quantité de sang prise en fonction de votre constitution, vous ne risquez donc pas de vous retrouver exsangue. Cela dure quelques minutes, dans le pire des cas vous pouvez avoir la tête qui tourne un peu, ce qui se règle en restant couché. Après, on vous propose de boire un Coca et de grignoter un petit quelque chose, et une fois que vous êtes sur pied, on vous laisse repartir. Personnellement, je m'en fiche pas mal de sauver les autres, tout ce que je voulais, c'était une frangipane gratuite. En vrai, c'est une démarche simple et néanmoins essentielle : votre sang pourra servir bien sûr aux accidentés mais aussi aux patients devant subir de lourdes opérations ou encore une chimiothérapie. Et ces personnes pourraient être celles qui vous sont chères. Pensez-y. Vous pouvez également faire don de vos plaquettes ou de votre plasma, vous trouverez toutes les infos sur le site de la Croix-Rouge.