1. Papa

De Maurice Barthélémy (2005). Dans ce film réalisé par un ancien des Robins des Bois, Alain Chabat quitte ses habits de comédien dixième degré pour un rôle étonnant et tout en finesse. Road-movie drôle et touchant mettant en scène les efforts clownesques d'un père divorcé pour alléger le chagrin de son gamin, Papa souligne avec justesse les bienfaits de la complicité père-fils.
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De Maurice Barthélémy (2005). Dans ce film réalisé par un ancien des Robins des Bois, Alain Chabat quitte ses habits de comédien dixième degré pour un rôle étonnant et tout en finesse. Road-movie drôle et touchant mettant en scène les efforts clownesques d'un père divorcé pour alléger le chagrin de son gamin, Papa souligne avec justesse les bienfaits de la complicité père-fils. De Claude Pinoteau (1980). Un film-culte qui explosa le box-office, fit fantasmer toute une génération d'ados et dont la BO kitschounette signée par l'inénarrable Vladimir Cosma reste horriblement gravée dans notre mémoire. Claude Brasseur n'a pas assez de son timbre rocailleux, de son torse velu et de son petit corps costaud pour gérer les crisettes de Vic (Sophie Marceau) et une vieille histoire de fesses qui vient pourrir son mariage. Ce qui le rend plutôt attendrissant quand il élève la voix. T'es trognon, Claude. De Walt Disney (1940). Vieux mythe de Pygmalion à la sauce paternelle, Pinocchio dit le désir vital de devenir père avec spontanéité, sans pudeur mal placée, et sans gêne devant les copains. A cet effet, Gepetto mérite une médaille. Déjà qu'il se débrouille tout seulàDe Chris Columbus (1994). Parce que manquer de tuer à coups de plats épicés l'insupportable bellâtre (Pierce Brosnan) qui lui a piqué sa femme et surtout ses gosses, le tout sapé en nounou british, ça force le respect, Robin. De Tim Burton (2004). Le maître du cinéma gothique signe ici son film le plus émouvant. Moins crépusculaire que le reste de son £uvre, mais d'un univers " freak " tout aussi barré, cette comédie dramatique conte l'histoire d'un fils (Ewan McGregor) qui se plonge dans les récits fantasmagoriques de son père (Albert Finney), alors atteint d'un cancer incurable. Tire-larmes hautement poétique, ode à la puissance émotionnelle de l'imaginaire, Big Fish donne envie de border ses gosses avec de vraies séances de lecture. Comme Albert Finney, vous devriez parvenir à les faire rêver. Une des lois de la réussite, pour rappel. De Denys Arcand (2003). Alors que tout les sépare depuis longtemps (idéologiquement, philosophiquement, sentimentalement), Sébastien (Stéphane Rousseau) entreprend de réunir autour de son père mourant (Rémy Girard) la joyeuse bande de sa jeunesse. Sans verser dans la sensiblerie, la suite du Déclin de l'empire américain offre une des plus poignantes scènes de réconciliation père-fils de l'histoire du cinéma. De Chris Miller (2007). Où le monstre préféré des 7 à 77 ans angoisse à 100 à l'heure à l'idée de réceptionner une livrée de marmaille braillarde et perverse. Synonyme dans son esprit de mise en péril de son insouciance et de son couple - crainte commune à tous les gars, on arrête de culpabiliser. Cauchemars à répétition, donc, irritabilité et accès de profonde mélancolie composent son menu quotidien. Pas de panique, ça guérit. Shrek fait un joli papa, finalement. Ce qui, pour un ogre, n'est en soi pas si mal. De Roberto Benigni (1998). Le clown du cinéma transalpin signe avec La vita è bella une fable tragique inoubliable. Par la force de l'humour et de l'imagination, son personnage de juif déporté fait croire à son fils que le camp d'extermination n'est en fait qu'une grande plaine de jeu. Un acte d'amour ultime et magnifique. De Claude Pinoteau (1974). Parce qu'elle la méritait, cette splendide gifle, la Adjani. Et parce que de la part de papa Ventura surmené, ça aurait pu être franchement pire. Qu'on s'entende : Lino, c'est comme Jackass, c'est drôle mais on n'essaie pas de faire pareil à la maison. De Coline Serreau (1985). L'histoire de trois collocs parisiens branchés " fêtes et nanas " (comme on disait alors) qui reçoivent un colis légèrement encombrant : un berceau contenant un hochet et la petite fille qui va avec. Gros succès qui valut au film un remake américain et une suite dispensable dix-huit ans après, Trois hommes et un couffin dégage un délicieux parfum eighties. Rappel pour les plus jeunes : les nouveaux pères étaient alors vraiment nouveaux. On pardonne donc tout à Roland Giraud, André Dussolier et Michel Boujenah. De Gérard Lauzier (1991). La comédie qui révéla Marie Gillain à l'écran aux côtés de Gégé. Par-delà la légèreté de l'ensemble, Lauzier fait preuve d'une belle empathie pour tous ces pauvres pères auxquels de méchants garçons viennent kidnapper leur fifille ayant décidément grandi un peu trop vite. Ça fait mal, heinàDe Rémi Bezançon (2008). Très beau film sur la trajectoire paternelle d'un homme d'aujourd'hui incarné par un Jacques Gamblin tout en complexité et en pudeur. Scénario familial classique mais traité avec finesse et retenue : l'histoire d'un père qui fait ce qu'il pense être le mieux pour ses trois marmots mais seretrouve un peu largué face aux adultes qu'ils deviennent. De Jim Jarmusch (2005). Bill Murray traîne sa nonchalance tout au long de ce pèlerinage à la recherche d'un présumé fils. Parce que, même à contre-c£ur, soulever sa vieille carcasse de célibataire assumé pour retrouver un ado de 19 ans, c'est courageux. De Gabriele Muccino (2007). Will Smith perd son job, sa femme et son appart. Aïe. Pour affronter la dureté de la rue, il ne lui reste que son fils de 5 ans. Dont l'affection et la confiance vont l'aider à remonter la pente. Morale : l'amour d'un fiston fait déplacer des montagnes. Oui, c'est guimauve. Les papas aussi ont un c£ur, vous savezàDe Richard Marquand (1983). Luke Skywalker, en îdipe intergalactique tuant Dark Vador, Laïos stellaire mourant d'un ultime " Je suis ton père "à Cultissime. Baudouin Galler