Qui ?
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Qui ?Deux artistes venus de pays dont les scènes artistiques sont plus que prometteuses. A droite, Ricardo Lanzarini, talent originaire d'Uruguay (1963, Montevideo). A gauche, Karishma D'Souza (1983, Mumbai) se découvre comme une peintre issue de la nouvelle génération de créateurs indiens. Quoi ?Sans titre précis, l'exposition mise moins sur la convergence que la juxtaposition. Lanzarini (photo) explore le potentiel d'un médium comme le dessin. L'Uruguayen joue avec le regard en maniant les échelles au gré de ses humeurs, qu'il s'agisse de dessins monumentaux ou de fresques ciselées réalisées à la loupe. Au coeur de son trait, c'est souvent le " mâle " qui est représenté, celui qui met en place les systèmes et les pouvoirs. Perdus au milieu de la blancheur du papier, ces potentats cessent de la ramener. Logique : tout le pathétique de leur condition leur revient comme un boomerang idéologique. Karishma D'Souza, quant à elle, évolue dans un tout autre registre. L'univers pastoral qu'elle déploie est empreint de poésie et de lyrisme. En apparence du moins... car derrière ces paysages tendres couve la dénonciation d'une société indienne profondément inégalitaire au sein de laquelle l'industrialisation vient aggraver une situation de départ désastreuse reposant sur le système des castes. Pourquoi ?Si, comme nous, vous avez raté le premier " accrochage " de la galerie, consacré à Takis et à Robert Devriendt, c'est le moment ou jamais de rattraper le temps perdu dans la mesure où ce nouveau lieu d'exposition porte la marque d'un prestigieux duo de figures de l'art contemporain - Albert Baronian et Renos Xippas - qui a décidé d'unir ses forces au coeur de Bruxelles. Ce qui n'est pas rien.