Si vous étiezà une gourmandise interdite

Hélas, elles le sont toutes pour moi ! J'ai l'impression de passer ma vie de régime en régime. Ce qui me manque le plus ? Le painà et le chocolat, bien sûr !
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Hélas, elles le sont toutes pour moi ! J'ai l'impression de passer ma vie de régime en régime. Ce qui me manque le plus ? Le painà et le chocolat, bien sûr ! J'en ai deux. La Vie devant soi, de Romain Gary, et Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell : je pleure à chaque fois que je le relis. Je jure peu, voire pas du tout. Mais mon grand-père, charpentier, en avait un qui m'impressionnait beaucoup quand j'étais enfant, il disait dans son patois landais : " Il de pute ", fils de pute. Un dessous de chez La Perla. Le train ! Je ne l'ai jamais autant pris qu'en ce moment où, entre mes deux restaurants à Londres et à Paris, je suis dans l'Eurostar au moins une fois par semaine. J'aime les paysages qui défilent derrière la vitre, la vie des gens que j'imagine dans les maisons. Une poêle ! Le commandant Massoud. Grâce à une amie afghane, Chekeba, je me suis engagée dans Afghanistan Libre, une association pour l'émancipation de la femme dans ce pays. Je suis la marraine d'une école là-bas. Je dirais bien l'armagnac, à cause de mon frère Marc qui en est producteur, mais ce que je bois le plus souvent, c'est du thé vert. Une paire de chaussures ! Mais je sais bien que j'en ai déjà beaucoup trop, je ne suis pas raisonnable en la matière. En Espagne, à Pampelune, en juillet. Quand j'étais adolescente, on partait en bande là-bas. J'ai des souvenirs merveilleux de cette période. L'automne. C'est à ce moment-là que les Landes, ma région natale, me manquent le plus. Les couleurs, la lumière, l'odeur des champignonsàJohnny Hallyday. Pour l'artiste et pour l'homme que je connais un peu puisque je suis la marraine de sa deuxième fille vietnamienne. Je le trouve fascinant. Complexe, et tellement généreux. Même ses fêlures sont belles. Je viens de la faire ! Il y a quelques mois je suis allée à Hanoi chercher ma deuxième fille, Quiterie, qui vit désormais avec moi et Charlotte, que j'ai aussi adoptée au Vietnam. Personne ne me volera ce que j'ai dansé, qui est aussi le titre d'un de mes livres. Restaurant Hélène Darroze, 4, rue d'Assas, à 75006 Paris. Tél. : +33 1 42 22 00 11. www.helenedarroze.comPAR GUILLAUME CROUZET Johnny me fascine ! Même ses fêlures sont bellesà